Bruxelles, 19/04/2013 (Agence Europe) - Quelque 9 millions de personnes occupées à temps partiel souhaiteraient travailler un plus grand nombre d'heures en Europe, un chiffre qui n'a cessé d'augmenter depuis le début de la crise et qui reflète la situation critique du marché de l'emploi, indique vendredi 19 avril Eurostat, l'Office de statistique de l'UE.
La proportion de travailleurs à temps partiel en situation de sous-emploi (disponibles pour travailler plus) est passée de 18,5% en 2008 à 20,5% en 2011 et à 21,4% en 2012, sur les 43 millions de travailleurs à temps partiel que compte l'Union européenne. La situation est manifeste dans les pays où le temps partiel est peu répandu, comme en Grèce (où 66% des travailleurs à temps partiel souhaiteraient travailler plus), en Espagne (55%), en Lettonie (53%) et à Chypre (50%). En revanche, la plus faible proportion a été constatée aux Pays-Bas (3%), en Estonie (8%) et en République tchèque (10%).
En outre, Eurostat estime qu'en Europe, 11 millions de personnes constituent une force de travail potentielle supplémentaire. Parmi eux se trouvent les 8,8 millions de personnes âgées de 15 à 74 ans disponibles pour travailler mais qui ne recherchent pas un emploi et les 2,3 millions recherchant un emploi mais indisponibles. « Bien que ne faisant pas partie de la population économiquement active, ces deux groupes de personnes montrent un certain attachement au marché du travail », souligne Eurostat. (LC)