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Bulletin Quotidien Europe N° 10831
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Soutenir une « économie bleue durable »

Bruxelles, 19/04/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne, la BEI (Banque européenne d'investissement) et l'Organisation maritime internationale (OMI) ont réaffirmé l'engagement pris il y a plus d'un an de « travailler collectivement et en partenariat » pour développer la coopération marine et maritime en Méditerranée. Cette volonté de soutenir une « économie bleue durable » été confirmée à l'occasion de la 12ème conférence de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat), qui a eu lieu jeudi 18 et vendredi 19 avril à Athènes.

Un communiqué indique que la Commission européenne a présenté son approche et rappelé le financier de l'UE en faveur de la région: 7,48 milliards d'euros (période 2007-2012). La BEI a, elle, engagé « entre fin 2002 et 2012, plus de 13 milliards d'euros de financements » aux pays de la région et « mobilisé environ 35 milliards d'euros de capitaux supplémentaires », a rappelé son vice-président, Philippe de Fontaine Vive. Pour sa part, l'OMI a rappelé sa mission qui est d'obtenir « l'adoption des normes les plus élevées en matière de sûreté maritime, de sécurité et d'efficacité de la navigation ». Elle sera également en charge de tâches de « prévention et de contrôle de la pollution marine due aux navires ».

Mme Damanaki, a appelé à la constitution d'un 'réseau d'établissements de formation maritime', en s'inspirant, dit-elle, du 'projet phare' initié en mer Baltique. Le but est de « créer des pôles européens d'excellence pour l'éducation maritime ». En Méditerranée, « c'est en travaillant dans un contexte transfrontalier et trans-sectoriel que nous pourrons agir plus efficacement et atteindre la masse critique indispensable », a affirmé la commissaire. M. de Fontaine Vive a estimé que l'effort devrait « s'appuyer sur le financement du secteur privé ».

La commissaire a cependant rappelé les limites de cette coopération: « Nous vivons des temps difficiles. La crise économique en Europe est une réalité, en particulier dans sa partie méditerranéenne (…) les problèmes et les difficultés rencontrés par les pays de la Méditerranée qui n'appartiennent pas à l'UE sont tout aussi graves, différents, mais graves. » Le contexte est « incertain », a-t-elle affirmé. Et la commissaire d'inciter à la prudence: « Tout le monde peut être capitaine par temps calme, mais nous sommes (actuellement) confrontés à une mer houleuse » qui oblige à une navigation serrée. (FB)

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