login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10825
Sommaire Publication complète Par article 31 / 34
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) afrique

Faire de l'agriculture un vecteur de croissance, c'est possible

Bruxelles, 11/04/2013 (Agence Europe) - Faire de l'agriculture en Afrique tout à la fois un instrument de lutte contre la faim, un vecteur de prospérité pour les communautés rurales africaines et de croissance durable pour l'Afrique, et un multiplicateur d'opportunités d'affaires pour le partenariat Europe/Afrique est un défi qu'il est possible de relever, ont estimé les participants à l'Atelier intitulé « European Agribusiness in Africa: Opportunities and challenges » qui s'est tenu le 10 avril à Bruxelles, à l'initiative de Direction générale de l'Agriculture de la Commission européenne en collaboration avec la DG Europaid.

Il convient pour cela de créer des partenariats public/privé, à la fois financiers et techniques pour augmenter la productivité des petites exploitations agricoles africaines, de renforcer les organisations agricoles et de les intégrer dans des partenariats stratégiques qui promeuvent la recherche, la technologie et l'innovation dans la chaîne alimentaire et permettent de répondre à la demande locale, régionale et internationale en apportant de la valeur ajoutée aux produits de base - condition sine qua non d'une industrie agro-alimentaire. C'est à ce prix que l'on pourra « rendre l'agriculture africaine sexy et rentable, produire durablement, proprement en partageant nos savoir-faire avec toutes les filières », a résumé l'un des participants.

Un large éventail de représentants africains et européens (des gouvernements, du secteur privé, de la société civile, du milieu académique, de think tanks) étaient réunis pour évaluer le potentiel de la coopération ente l'UE et l'Afrique pour le développement d'entreprises agro-alimentaires en Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire et assurer de bonnes conditions de vie aux communautés rurales dans tout le continent.

« L'agriculture en Afrique représente 65% de l'emploi total et 32% du PNB. Accroître les investissements dans l'agriculture - à commencer par l'appui aux petits agriculteurs et à d'autres investisseurs locaux - stimule la production et peut potentiellement créer de la richesse pour les petits exploitants et les communautés rurales. En tant que telle, elle est un élément déterminant de la lutte contre l'insécurité alimentaire, et permet en outre de faire des affaires », a déclaré Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement à la clôture de l'Atelier.

Selon lui, « développer un secteur agricole viable et dynamique en Afrique est un défi du développement. Mais c'est aussi une opportunité de marché pour les entreprises, en particulier les petites exploitations familiales qui sont les plus grands investisseurs privés dans l'agriculture africaine. Pour que l'industrie agroalimentaire africaine tire le meilleur parti des opportunités offertes dans le secteur agroalimentaire, il faut passer d'une agriculture de subsistance à une industrie agro-alimentaire productive qui permette aux agriculteurs de prendre part à l'économie de marché ».

Et si l'Agenda pour le changement, qui constitue le cadre de la politique de développement de l'UE après 2015, fait du développement de l'agriculture basée sur les petits exploitants agricoles une priorité et un moteur du développement inclusif et durable, c'est parce que « nous sommes convaincus qu'une croissance inclusive basée sur l'agriculture est cruciale pour l'allégement de la pauvreté et la création de richesses », a souligné le commissaire. Andris Piebalgs a rappelé que l'UE contribue financièrement au programme global pour le développement de l'agriculture en Afrique mis en œuvre sous l'égide du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique et l'Union africaine.

Convaincu que les « perspectives d'une réelle coopération public/privé pour construire une agriculture durable et résiliente en Afrique sont bonnes », le commissaire estime que la coopération avec le secteur privé est prometteuse, comme en témoigne l'aide apportée par l'UE au Malawi dans le cadre du programme de diversification des revenus agricoles pour que le pays produise et exporte au lieu d'importer. (AN)

 

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE