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Bulletin Quotidien Europe N° 10825
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Du « concret » pour la sécurité en Méditerranée occidentale

Bruxelles, 11/04/2013 (Agence Europe) - Les ministres de l'Intérieur de la Méditerranée occidentale (France, Italie, Espagne, Portugal, Malte, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie), réunis le 9 avril à Alger, promettent d'intensifier leur coopération en matière de sécurisation des frontières en lien avec la situation dans la région Sahel-Sahara. Ils se sont retrouvés dans le cadre « 5+ » et réunissent périodiquement leur conférence, dite CIMO. La dernière rencontre - la 14ème CIMO - a eu lieu il y a un an en Italie.

Le ministre algérien, Daho Ould Kablia, hôte de la conférence, s'est réjoui au cours d'une conférence de presse des résultats « concrets » et « éminemment positifs » de leurs travaux réguliers. Il a témoigné de sa volonté et celles de ses collègues de renforcer la « coordination des efforts » et de mettre en place des « actions de coopération appropriées pour l'éradication du phénomène du terrorisme ». L'approche sera « globale »: la lutte contre le terrorisme sera, a-t-il affirmé, fondée à la fois sur l'état de droit, la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, la prévention et le règlement des conflits, d'après les médias locaux. La Déclaration d'Alger, qui scelle leur consensus, met aussi l'accent sur la « mise en commun des efforts » dans la lutte contre la cybercriminalité en tant que vecteur du terrorisme dans le but de prévenir et d'empêcher l'utilisation à des fins terroristes des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

La présidente en exercice sortante, Anna Maria Cancellieri, ministre italienne de l'Intérieur, a plaidé mardi à Alger, selon les médias locaux, en faveur de nouveaux rapports entre les pays des rives nord et sud de la Méditerranée, fondés sur le partage des valeurs culturelles, sociales et économiques. « Ces nouveaux rapports devront également être fondés sur le respect des identités nationales et des différences ethniques et religieuses. » Cette coopération doit se faire « à travers les échanges d'expertises, d'expériences, d'informations, d'analyse et d'évaluation ainsi que la tenue de réunions entre les points de contact et les experts », ont noté les ministres dans leur déclaration finale. (FB)

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