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Bulletin Quotidien Europe N° 10824
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Second rapport annuel sur la Stratégie de sécurité intérieure

Bruxelles, 10/04/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a détaillé, mercredi 10 avril, dans un rapport, les initiatives prises au titre de sa Stratégie de sécurité intérieure, adoptée fin 2010. Dans ce second rapport annuel, elle dresse l'inventaire des mesures déposées sur la table des ministres et des députés tout au long de l'année 2012 et met l'accent sur la criminalité organisée, « l'une des principales menaces pour notre sécurité intérieure», a dit Cecilia Malmström, citée dans un communiqué.

Le rapport 2012 couvre encore le terrorisme et la radicalisation (l'UE a adopté des règles sur les précurseurs d'explosifs), la cybercriminalité avec la création du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) dans les locaux d'Europol, la gestion des frontières avec les propositions récentes concernant un système d'entrée/sortie (EES) et un programme d'enregistrement des voyageurs (RTP) ou encore la gestion des crises et catastrophes naturelles.

En 2013, la Commission proposera, entre autres, une réforme d'Eurojust, indique-t-elle dans son rapport, publiera son premier rapport anticorruption de l'UE, y compris des recommandations destinées aux États membres, s'attaquera au blanchiment de capitaux ou se concentrera encore sur la montée des extrémismes.

Depuis 2007, la Commission a financé le programme de recherche sur la sécurité relevant du 7ème programme-cadre à hauteur de 1,4 milliard d'euros. « Plus de 250 projets ont été financés dans des domaines tels que la protection des citoyens contre les risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires et les risques liés aux explosifs (CBRNE) ou les catastrophes d'origine naturelle ou humaine, la protection des infrastructures critiques, les capacités de gestion des crises, la surveillance intelligente des frontières maritimes et terrestres », poursuit le communiqué.

Certains projets sont toutefois contestés, à l'image du récent Système d'Information Schengen II, critiqué pour son retard (7 ans) et son dérapage budgétaire, le projet ayant coûté près de 160 millions d'euros contre les 23 millions initialement envisagés. D'autres initiatives sont critiquées sur le fond et pour le signal qu'elles renvoient, le groupe des Verts/ALE ayant récemment critiqué le paquet « Frontières intelligentes » de la Commission qui va créer selon lui un véritable Big brother technologique aux frontières de l'UE et stigmatiser les « voyageurs » les plus vulnérables. (SP)

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