Bruxelles, 27/03/2013 (Agence Europe) - Le gouvernement du Luxembourg s'est officiellement inquiété, mercredi 27 mars, des déclarations dénonçant le poids excessif du système financier dans certains États membres, suite à l'accord controversé sur le sauvetage de Chypre (voir autre nouvelle).
Convaincu de l'importance du bon fonctionnement du marché intérieur, le Luxembourg se dit « préoccupé par les récentes déclarations faites dans le contexte de la crise chypriote et exacerbées par des comparaisons entre secteurs financiers internationaux dans la zone euro et par des réflexions sur la taille d'un secteur financier par rapport au Produit intérieur brut d'un pays et les prétendus risques que ceci poserait pour la soutenabilité budgétaire et économique », déclare Luxembourg dans un communiqué. Il souligne le caractère « fondamentalement international » de son secteur financier en tant que « point d'entrée important pour les investissements dans la zone euro » et contribuant à « la compétitivité générale de tous les États membres ». Selon le gouvernement luxembourgeois, « la taille appropriée » d'un secteur financier n'est pas déterminée en fonction de la taille de l'économie du pays où il est implanté mais à la fois par « la qualité et la stabilité » de ce secteur et sa taille par rapport « à la zone euro et au marché intérieur ».
Représentant 7 à 8 fois la richesse de l'île, la part du secteur bancaire dans l'économie chypriote sera réduite drastiquement, d'aucuns évoquant le ratio moyen dans l'UE (3,5 fois le PIB).
Bénéficiant de la notation financière AAA par les trois principales agences de rating, le Luxembourg est un des rares pays de l'UE à ne pas faire l'objet d'une procédure pour déficit excessif. Pour 2012 et 2013, la Commission européenne prévoit pour ce pays un déficit respectivement de 1,5% et de 0,9% par rapport au PIB et une dette publique respectivement de 20,5% et de 22,2% par rapport au PIB (EUROPE n° 10792). (MB)