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Bulletin Quotidien Europe N° 10816
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ÉDUCATION - TOURISME / (ae) Éducation

Le sport, parent pauvre des programmes scolaires (Eurydice)

Bruxelles, 27/03/2013 (Agence Europe) - Le réseau Eurydice a publié le 26 mars une étude sur l'éducation physique et des activités sportives dans les systèmes éducatifs de 30 pays européens. Premier du genre, ce rapport peut-être considéré comme la première tentative de la Commission pour identifier les principales préoccupations et les points forts dans le domaine de l'éducation physique à l'école, dans les pays européens.

Le sport est obligatoire: le sport est obligatoire aux niveaux primaire et secondaire, dans tous les pays. L'objectif visé est généralement d'améliorer le développement physique, personnel et social des jeunes. L'impact bénéfique du sport sur la santé est également cité alors que dans certains pays (Irlande, Chypre et Finlande) l'« éducation à la santé » est un programme distinct. D'autres, comme l'Allemagne, le Portugal, le Royaume-Uni et les pays scandinaves adoptent une approche transsectorielle en matière d'éducation sportive, liant cette matière à d'autres (sciences naturelles ou sociales). Au niveau primaire, la plupart des pays incluent dans leur programme la pratique d'activités physiques de base comme la marche, la course, le saut en hauteur et le lancer (du disque, etc.). Graduellement, d'autres activités viennent enrichir les programmes. Plusieurs disciplines sportives sont obligatoires (comme les jeux de balle) alors que d'autres sont optionnelles, les autorités nationales responsables laissant plus ou moins la liberté de choisir aux établissements. Le nombre d'heures qui doivent obligatoirement être consacrées au sport dans les programmes scolaires varient également fortement d'un pays à l'autre. Par ailleurs, dans certains d'entre eux ce sont les autorités publiques qui fixent le nombre d'heures obligatoires alors que dans d'autres ce sont les écoles. Au niveau primaire, le nombre d'heures obligatoires (par an) varie de 37 heures en Irlande à 108 heures en France. En secondaire, ce nombre varie de 24 à 35 heures en Espagne, Malte et Turquie, à 102 à 108 heures en France et en Autriche.

Le sport, parent pauvre: de manière générale, le nombre d'heures consacrées à l'éducation physique est plutôt faible par rapport aux autres matières, révélant un intérêt mitigé des autorités publiques pour le sport. Une situation qui n'a pas vraiment évolué entre 2006 et 2012. Les activités sportives extra-scolaires sont toutefois très répandues et organisées très souvent dans un cadre scolaire, en dehors des heures de cours. À part Malte et la Norvège au niveau primaire et l'Irlande aux niveaux primaire et secondaire, tous les pays organisent des examens formels pour contrôler les performances des élèves. Enfin, au niveau de la formation des enseignants, si au niveau primaire l'éducation sportive est prise en charge à la fois par les instituteurs et par des spécialistes en éducation physique, presque tous les pays font appel aux éducateurs spécialisés au niveau secondaire.

Plus de place dans les programmes à l'avenir: pour les années à venir, deux tiers des pays ont engagé des réformes pour donner plus d'importance à l'éducation physique dans les programmes scolaires, notamment en augmentant le nombre d'heures consacrées au sport (Portugal et Finlande par exemple), alors que d'autres envisagent plutôt une diversification des activités (comme la Grèce et la Hongrie). (IL)

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