Bruxelles, 21/03/2013 (Agence Europe) - Le rapport 2012 de la Commission européenne, publié le 20 mars, relève que l'Autorité palestinienne (AP) a fait des « progrès raisonnables » en 2012 dans la mise en œuvre du Plan d'action « dans les domaines où elle est en mesure d'exercer un contrôle ». Il donne en exemple la tenue d'élections locales, l'amélioration de la gestion des finances publiques et l'entrée en vigueur de l'accord sur la poursuite de la libéralisation du commerce des produits agricoles et piscicoles. Mais les défis imposés par l'occupation israélienne et l'aggravation de la crise financière ont continué d'impacter l'Autorité palestinienne, « menaçant sa viabilité et compromettant sa capacité à fournir des services essentiels à la population ». L'UE s'inquiète des libertés d'expression et de réunion, de l'impossibilité de tenir des élections nationales, « ce qui diminue la légitimité démocratique de l'AP », et de la suspension continue des travaux de l'Assemblée législative.
L'Autorité doit avancer dans la réconciliation intra-palestinienne, œuvrer pour la tenue d'élections présidentielles et législatives, et commencer à travailler sur le Plan de développement national palestinien post-2014, précise le rapport. Les dépenses courantes doivent être rationalisées et le cadre juridique et institutionnel nécessaire pour une gestion intégrée de l'eau et des eaux usées doit être développé. La réforme et le développement du secteur de la sécurité palestinienne, l'adoption d'un code pénal unifié et la clarification des responsabilités des trois principales institutions judiciaires sont d'autres défis à relever. (CG)