Bruxelles, 21/03/2013 (Agence Europe) - Les restrictions sur les liquides, aérosols et gels (LAGs) dans les cabines des avions devraient progressivement disparaître à partir de janvier 2014, pour être totalement levées deux ans plus tard. Un amendement au règlement 85/2010 à ce sujet a été publié au Journal officiel de l'UE le 19 mars. Les aéroports devront sans doute faire passer la facture de cette adaptation aux compagnies aériennes et aux passagers.
La suppression des restrictions pour les liquides, aérosols et gels devrait se faire en deux étapes, et donner lieu in fine au contrôle par scanner de tous ces produits au lieu de les confisquer comme c'est d'application actuellement pour les conteneurs de plus de 100 ml. En janvier 2014, les passagers en transfert à partir d'une destination non européenne pourront emporter dans la cabine d'un vol intra européen les LAGs qu'ils ont achetés dans l'aéroport hors UE, ou sur le précédent vol. Durant une période transitoire, il sera observé comment les aéroports parviennent à s'adapter, car tous ces produits devront être contrôlés grâce à un scanner précis, de type LEDS (« liquid explosive detection systems »). Les aéroports européens auront deux ans pour se munir de ces appareils, car au plus tard pour janvier 2016 tous les LAGs devront être autorisés dans les cabines, et donc scannés au préalable.
Ce calendrier ne prend pas les représentants des aéroports de court car ils ont été associés à cette décision européenne. Olivier Jankovec, directeur général du Conseil européen des aéroports, ACI Europe, a dit à EUROPE être « raisonnablement confiant que ces dates butoirs seront respectées sans impact négatif sur les opérations des compagnies aériennes européennes et les services aux passagers ». Cependant, il reconnaît que cela aura un prix pour les aéroports, dont la sécurité représente déjà près d'un tiers de leurs coûts opérationnels. Non seulement il faudra acheter les nouveaux équipements, mais aussi former le staff et adapter les lignes de sécurité, précise M. Jankovec. Il consent que « cela va encore augmenter la facture pour les aéroports, en définitive nous devrons faire passer ces coûts aux compagnies aériennes et aux consommateurs ». Les compagnies aériennes reporteront sans doute leur contribution sur les prix des billets. Combien devront payer les voyageurs en définitive ? Il est trop tôt pour le dire, estime M. Jankovec: « C'est difficile à dire, le prix final n'est pas encore confirmé, les aéroports n'en sont encore qu'à l'appel d'offres. » En effet, les seuls scanners LEDs déjà utilisés en Europe étaient pilotes ; aucun aéroport européen n'en est encore muni. (MD)