login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10809
Sommaire Publication complète Par article 33 / 40
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) canada

Libre-échange, Ottawa veut un accord cette année

Bruxelles, 18/03/2013 (Agence Europe) - Des désaccords persistants sur une poignée de questions difficiles, dont l'agriculture, pourraient cependant encore reporter la conclusion des négociations.

Le Canada espère toujours conclure d'ici la fin de l'année un accord de libre-échange avec l'UE, même si des désaccords majeurs demeurent, qui pourraient encore le reporter, a déclaré le ministre canadien du Commerce, Ed Fast, dans un entretien à Reuters le 13 mars dernier à New-York. « Il s'agit d'une toute petite poignée de questions difficiles. Nous essayons de trouver des façons créatives pour rapprocher nos positions », a-t-il expliqué, refusant de mentionner les questions à l'origine du piétinement des négociations. « Il faut comprendre que la qualité de l'accord prime sur le calendrier », a répété M. Fast, avertissant une fois encore que le Canada ne signera un accord que si ses intérêts à long terme sont pris en compte.

Après neuf rounds de négociations et deux réunions ministérielles, les pourparlers lancés en 2009 et entrés dans leur phase finale à l'automne 2012 patinent. Les exigences du Canada en matière agricole sont une des raisons de l'échec des parties à conclure, lors de la deuxième réunion entre M. Fast et le commissaire au Commerce, Karel De Gucht, début février à Ottawa. Leurs arbitrages (tradeoffs) ont en particulier buté sur le chapitre de l'accès au marché agricole: le Canada a une demande ambitieuse sur les contingents tarifaires pour ses exportations de bœuf et de porc, tandis que l'UE souhaite une ample ouverture du marché canadien pour ses produits laitiers (ses fromages). Outre le chapitre agricole, d'autres questions d'importance pour la partie européenne sont encore sur la table, les produits pharmaceutiques et l'accès aux marchés publics.

Recevant le Premier ministre français, Jean Marc Ayrault, le 14 mars à Ottawa, son homologue canadien, Stephen Harper, a insisté sur l'intérêt du Canada à ficeler un accord avec l'UE avant d'entamer ses négociations avec les États-Unis. « Ce serait important pour les Européens d'avoir cette tête de pont au Canada en ce qui concerne ses propres ambitions pour un accord avec les États-Unis », a insisté M. Harper. « Ce ne sera pas sans influence sur le plan des négociations à venir avec les États-Unis », a reconnu M. Ayrault, citant l'agriculture et la propriété intellectuelle parmi les obstacles majeurs à la conclusion d'un accord avec Ottawa. « Les choses avancent très bien », a promis le chef du gouvernement français, précisant que « les questions les plus sensibles ont à voir avec des échanges équilibrés dans le secteur agricole ».

Le CETA vise à accroître de 20% un commerce bilatéral qui a atteint plus de 52,5 milliards d'euros pour les marchandises en 2011 et plus de 20 milliards d'euros pour les services en 2010, et à stimuler les flux d'investissements déjà importants entre les deux partenaires. Les stocks d'investissement de l'UE au Canada ont atteint 197,4 milliards d'euros en 2010, ceux du Canada dans l'UE 143,1 milliards d'euros. (EH)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
AFFAIRES & ENTREPRISES N°54
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE