Bruxelles, 18/03/2013 (Agence Europe) - Les négociations incluront le secteur des services financiers, non sur la réglementation mais sur l'accès au marché. La France se mobilise pour l'exception culturelle.
Réunis lors d'une conférence du German Marshall Fund of the USA, samedi 16 mars, le commissaire Karel De Gucht et le conseiller adjoint du président des États-Unis à la sécurité nationale chargé des affaires économiques internationales, Michael Froman, ont confirmé le souhait de l'UE et des États-Unis de boucler un accord de libre-échange aussi complet que possible endéans 18 mois. « Nous ne sommes pas intéressés par une négociation de 10 ans qui n'aboutisse pas. L'administration a consacré les ressources nécessaires pour y parvenir aussi rapidement que possible. Le commissaire De Gucht est commissaire jusqu'à la fin de 2014, ce qui nous donne un délai pour bien travailler », a expliqué M. Froman. Toutefois, si la fin 2014 doit être « un jalon », elle ne doit pas être un « délai artificiel » pour l'achèvement des négociations. « Nous ne devrions être liés par aucun délai artificiel. Il faut nous concentrer sur la substance pour un bon accord, et quand nous l'aurons, nous pourrons le porter à nos processus d'approbation respectifs », a-t-il ajouté.
Si, côté européen, les 27 États membres doivent examiner et amender d'ici juin le projet de mandat de négociation de la Commission européenne, remis le 12 mars, côté américain, l'administration Obama va débuter « dans les prochains jours » sa consultation formelle au Congrès.
Samedi, MM. De Gucht et Froman ont précisé que si elles n'incluront pas la régulation financière, déjà examinée dans différents forums, les négociations couvriront l'accès au marché dans le secteur financier.
Les deux hommes ont aussi insisté sur le fait que le futur accord transatlantique n'était pas dirigé contre les pays en développement, et qu'il donnerait un nouvel élan aux négociations multilatérales à l'OMC. « Rien de ce que nous faisons est de nous liguer contre les économies émergentes. Notre fervent espoir est qu'un accord aurait un impact positif, notamment sur des pays comme le Brésil », a insisté M. Froman.
Exception culturelle, la France sur le qui-vive. Le président français, François Hollande, comme sa ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, sont montés au créneau la semaine dernière pour défendre l'exclusion des services audiovisuels du mandat de négociation de la Commission. (EH)