Bruxelles, 01/03/2013 (Agence Europe) - Mis en œuvre le 1er mars, l'accord commercial entre l'UE et le Pérou permettra à leurs exportateurs respectifs d'économiser plus de 500 millions d'euros de droits par an.
L'accord commercial de libre-échange multipartite entre l'UE d'une part, la Colombie et le Pérou d'autre part, est partiellement entré en vigueur vendredi 1er mars, avec la mise en œuvre provisoire de l'accord commercial entre l'UE et le Pérou. Conclu en mars 2010, l'accord multipartite prévoit la libéralisation progressive des échanges de marchandises et de services, l'ouverture des marchés publics, et la protection des investissements. Il vise la levée des barrières tarifaires, mais aussi non tarifaires, et inclut un chapitre sur le développement durable (dispositions sur la protection des droits de l'homme et l'état de droit, et engagements sur la mise en œuvre des conventions internationales relatives au droit du travail et la protection de l'environnement). En outre, dans un objectif d'intégration régionale, l'accord laisse la porte ouverte aux autres pays de la Communauté andine, la Bolivie et l'Équateur, retirés des négociations en 2008.
Le Pérou a conclu ses procédures de ratification le 8 février ; et, du côté de l'UE, les procédures internes requises pour l'application de l'accord à titre provisoire se sont achevées le 25 février. Le Parlement européen avait approuvé cet accord en décembre 2012. L'accord n'entrera pleinement en vigueur qu'après avoir été ratifié par les vingt-sept États membres de l'UE. Néanmoins, l'application à titre provisoire permet aux entreprises de bénéficier dès le 1er mars de toutes les préférences commerciales convenues. La Colombie doit décider prochainement de son entrée en vigueur.
L'accord entre l'UE et le Pérou améliorera l'accès aux marchés pour leurs exportateurs. À terme, les exportateurs de produits industriels ou de la pêche seront exonérés du paiement de tarifs douaniers et les marchés des produits agricoles seront considérablement ouverts. À la fin de la période de transition, les exportateurs de ces secteurs auront ainsi économisé plus de 500 millions d'euros en droits de douane.
L'UE est la troisième source d'importations (principalement de machines et d'équipements de transports) et le premier destinataire d'exportations (principalement de carburants et de produits miniers) du Pérou. Les produits agricoles et de la pêche représentent déjà près du tiers des exportations du Pérou vers l'UE. Les échanges commerciaux entre l'UE et le Pérou ont considérablement augmenté ces dernières années, atteignant 9,2 milliards d'euros en 2011, soit 16% du volume des échanges péruviens. L'UE reste le premier investisseur dans le pays (plus de 50% de l'investissement direct étranger), principalement dans les secteurs des communications, des industries extractives et des services bancaires et financiers. (EH)