Bruxelles, 27/02/2013 (Agence Europe) - Après la relance formelle de l'aide européenne au Mali, l'heure est à la réflexion coordonnée, dans l'UE et avec les autorités maliennes, pour l'organiser au mieux et au plus près des priorités et des besoins du pays à reconstruire. C'est l'objectif que poursuivait la réunion de coordination des ministres du Développement de l'UE organisée mardi 26 février par Andris Piebalgs, le commissaire européen au Développement, et à laquelle ont participé Tiéman Hubert Coulibaly, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali et Tiéna Coulibaly, son collègue ministre de l'Économie, des Finances et du Budget.
Pour garantir l'efficacité de l'assistance au développement qui sera graduellement mobilisée, les États membres et la Commission européenne procéderont à la programmation conjointe de l'aide. Combler le manque d'investissements dans les secteurs de l'éducation et de la santé sera l'une des priorités pour permettre la reprise de programmes de vaccination à grande échelle. Le secteur agricole sera également soutenu par la fourniture de semences et d'engrais aux agriculteurs. La relance des activités de maintenance et de construction de routes, ainsi que d'autres infrastructures endommagées devrait créer de l'emploi (quelque 20 000 emplois sont escomptés) et soutiendra l'activité économique.
« Pour répondre aux besoins de développement du Mali, une masse critique de moyens financiers et une excellente coopération seront nécessaires. Nous avons fait un pas important vers la mise sur pied d'une intervention européenne commune, cohérente et globale. Cette approche commune sera présentée lors de la conférence internationale des bailleurs de fonds qui sera organisée par la France et l'Union européenne en mai. En plus d'aider le pays à rétablir la démocratie et la paix, nous nous concentrerons essentiellement sur les services sociaux, la gouvernance, la décentralisation et le soutien à l'économie », commente Andris Piebalgs.
La reprise de l'aide étant progressive et conditionnée aux progrès concrets réalisés par les autorités maliennes dans la mise en œuvre de la feuille de route pour la transition, les projets seront mis en œuvre graduellement. Des programmes viseront l'amélioration de la gouvernance (assistance technique à la gestion des finances publiques, audits), le renforcement du système judiciaire (formation, rénovation des bâtiments), le dialogue sur la paix et les droits de l'homme. D'autres porteront sur l'accès à l'eau potable et à l'assainissement et sur les infrastructures (réparation de routes, par exemple). (AN)