Bruxelles, 27/02/2013 (Agence Europe) - Si les rencontres entre l'E3+3 et l'Iran des 26 et 27 février ne semblent pas avoir permis d'avancées significatives sur la question du nucléaire iranien, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le négociateur en chef iranien, Said Jalili, ont annoncé que les experts techniques se réuniront le 18 mars à Istanbul et qu'eux-mêmes se rencontreront, avec les directeurs politiques du E3+3, une nouvelle fois à Almaty les 5 et 6 avril prochains. M. Jalili a précisé que les experts devraient examiner comment les initiatives réciproques doivent être faites pour qu'elles soient équilibrées. Pour Mme Ashton, la réunion entre experts est importante car c'est « une occasion pour les Iraniens d'examiner en détail » avec les experts la proposition du E3+3. « Alors ce sera à l'Iran de nous donner sa réponse aux propositions. Et cela aura lieu lors de la prochaine réunion politique, où bien sûr il sera question d'essayer d'atteindre ces résultats concrets pour le futur ».
La proposition a été présentée en détail par Mme Ashton lors de la première session plénière le 26. Dans un communiqué, la Haute représentante a précisé que l'offre du E3+3 « nous paraît être une base équilibrée et équitable pour des discussions constructives », sans donner plus de détails sur cette proposition. Elle a ajouté que « l'offre répond aux préoccupations internationales sur la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, mais est également sensible aux idées iraniennes ». « J'espère que la partie iranienne va regarder de manière positive l'offre que nous lui avons faite. Cette proposition vise à établir la confiance et à nous permettre d'avancer pour une solution diplomatique », a expliqué Mme Ashton lors d'une conférence de presse.
Pour M. Jalili, les membres du E3+3 ont « essayé de rapprocher leurs positions de celles de l'Iran sur certains points, ce que nous considérons comme positif ».
Selon différentes sources, la proposition du E3+3 contiendrait la possibilité d'assouplir les sanctions si Téhéran arrête d'enrichir son uranium à 20% sur le site de Fordou. Les sanctions sur l'or ou les métaux précieux pourraient être levées. Et si, selon certaines sources, les sanctions sur l'industrie pétrochimique et certaines mesures sur les banques pourraient être levées, pour d'autres, il n'a pas été offert de suspendre les sanctions financières ou sur le pétrole. M. Jalili a une nouvelle fois refusé la fermeture de Fordou, considérant qu'elle n'a « aucune logique » car le site est légal et sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Il a ajouté que l'enrichissement d'uranium est un droit de l'Iran.
Les négociations, qui ont commencé mardi 26 février avec une séance plénière de trois heures, ont été prolongées mercredi 27 par une réunion politique d'un peu plus d'une heure. (CG)