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Bulletin Quotidien Europe N° 10795
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INSTITUTIONNEL / (ae) budget

Le groupe ADLE conteste les modalités, pas les chiffres

Bruxelles, 27/02/2013 (Agence Europe) - Le groupe libéral du Parlement européen a arrêté, mercredi 27 février, sa position en vue des négociations à venir entre le PE et la Présidence irlandaise sur le cadre financier 2014-2020 (CFP), alors que les présidents de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, et du PE, Martin Schulz, évoqueront les résultats du Conseil européen de février consacré au budget européen avec le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, ce jeudi à Dublin (EUROPE n° 10782).

« Nous pouvons accepter de travailler sur la base d'un budget global restreint, reconnaissant ainsi la rigueur qui caractérise l'époque dans laquelle nous vivons et les efforts que les États membres entreprennent pour garder leurs budgets sous contrôle. Cependant, nous ne pouvons accepter de nous lier pour 7 années avec un budget d'une autre époque qui ne jette pas les bases de la croissance économique à l'avenir », déclare le président du groupe ADLE, le Belge Guy Verhofstadt.

S'ils ne contestent pas le montant du budget global fixé par le Conseil européen, les libéraux critiquent ouvertement la ventilation de l'enveloppe qui octroierait « plus de 73% » à l'agriculture et à la Politique de cohésion et « seulement 13% » à la recherche, à l'innovation, aux infrastructures et à la compétitivité. « Seulement 1 milliard d'euros sur 7 ans, au lieu des 9 milliards prévus », sont alloués au déploiement de la bande large, « ce n'est simplement pas sérieux », déplore M. Verhofstadt.

L'ancien Premier ministre belge pointe l'ironie des États membres qui, d'un côté, assainissent leurs finances publiques et, de l'autre, fermeraient les yeux sur l'accroissement du déficit budgétaire de l'UE qui, selon lui, pourrait dans le pire des scénarios culminer à « 300 milliards d'euros d'ici à 2020 ». Pour éviter cet écueil, les libéraux préconisent « plus de flexibilité » qui permettrait de transférer des crédits inutilisés d'une ligne budgétaire à l'autre et de réaffecter dans le temps les montants non engagés. Favorables à un système de ressources propres pour contrebalancer les exemptions et rabais budgétaires dont bénéficient certains États membres, ils demandent aussi une « révision obligatoire » à moyen terme du CFP. Une manière d'examiner à mi-parcours l'état d'avancement du budget européen et de permettre, au Parlement européen qui sortira des urnes en 2014, d'exercer son contrôle démocratique. (MB)

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