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Bulletin Quotidien Europe N° 10794
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Provopoulos, poursuivre et mieux répartir les efforts

Bruxelles, 26/02/2013 (Agence Europe) - 2014 sera l'année où la Grèce sortira la tête de l'eau mais « la mise en œuvre du programme grec » en est « la condition préalable », a estimé le gouverneur de la Banque centrale grecque, Giorgos Provopoulos, lundi 25 février alors que la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) a entamé à Athènes une nouvelle mission d'évaluation. Il a toutefois favorisé la lutte contre l'évasion fiscale plutôt que les réductions de salaires et la mise en place d'impôts excessifs.

Les prévisions économiques de la Banque centrale grecque sont proches de celles présentées vendredi par la Commission européenne (EUROPE n° 10792). Elle table sur une contraction de l'économie grecque de 4,5% du PIB en 2013 avant un retour de la croissance en 2014. La Commission prévoit pour sa part une récession de 4,4% du PIB cette année et une légère reprise de 0,6% du PIB l'année prochaine.

« Cela ne fait aucun doute que 2013 sera une année difficile, principalement à cause de la poursuite de la récession et du haut taux de chômage », a déclaré M. Provopoulos.

Le PIB grec est dans le rouge pour la 6ème année consécutive, affichant une contraction cumulée de 20% depuis 2008. Une personne sur quatre sera sans emploi cette année. Le taux de chômage stagne en effet autour de 27% cette année et il n'est pas attendu de réduction significative l'année prochaine.

Malgré cela, M. Provopoulos s'est joint à la Commission européenne en appelant à la poursuite de la consolidation budgétaire. « Un respect rigoureux des objectifs assurera la viabilité des financements, mettra fin une fois pour toutes au risque de sortie de la zone euro, attirera de nouveaux investissements et fera passer clairement le message que le pire est derrière nous », a-t-il plaidé. La Commission avait déjà dû justifier plusieurs fois de la poursuite de la stratégie préconisée pour affronter la crise économique, après que le FMI a récemment reconnu l'impact plus important que prévu des politiques d'austérité. Selon elle, il faut maintenir le cap coûte que coûte, soulignant au passage que le programme grec avait déjà été assoupli.

M. Provopoulos a toutefois nuancé sa position, en appelant le gouvernement à mettre un terme à la taxation excessive et aux coupes sombres dans les salaires, et à combattre plus activement l'évasion fiscale afin de générer de nouveaux revenus pour combler le déficit public.

Les experts de la 'troïka' sont à Athènes cette semaine afin de prendre la température de l'exécution du programme, avec un accent particulier mis sur l'identification par les autorités grecques des 25 000 fonctionnaires qui entreront dans un programme de mobilité du travail cette année. (EL)

 

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