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Bulletin Quotidien Europe N° 10794
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Le PE appelle Kiev à prendre des mesures concrètes

Bruxelles, 26/02/2013 (Agence Europe) - Plusieurs groupes politiques du Parlement européen, PPE, S&D, ECR et Verts/ALE, ont appelé, les 25 et 26 février, l'Ukraine à des mesures concrètes en vue de la signature de l'accord d'association lors du sommet de Vilnius en novembre prochain. « L'année 2013 est cruciale pour l'intégration européenne de l'Ukraine », a souligné le Polonais Pawel Zalewski au nom du groupe de liaison informel PE-Ukraine, saluant les résultats du sommet du 25 février (EUROPE n° 10793) « qui marque la reprise du dialogue politique au plus haut niveau ».

Libor Roucek (S&D, tchèque) a appelé les deux parties à « profiter de l'élan actuel » afin de s'assurer que l'accord d'association et l'accord sur la zone de libre-échange, « documents d'importance historique qui fixeraient l'Ukraine sur la voie irréversible vers l'intégration européenne », soient signés lors du sommet de Vilnius. « C'est une opportunité que ni l'Ukraine ni l'UE ne peuvent se permettre de manquer », selon lui.

Son collègue ECR, le Polonais Pawel Kowal, président de la délégation Ukraine du Parlement européen, a précisé que le sommet de Vilnius est une « date réaliste » pour la signature de l'accord. « Mais si nous ratons cette occasion, elle pourrait ne plus se représenter dans les années à venir », a-t-il prévenu, précisant aussi que l'Ukraine doit fait un « effort adéquat » pour remplir ses obligations. « Les conclusions du sommet confirment une fois de plus que le choix européen de l'Ukraine peut devenir une réalité et l'Ukraine pourrait bientôt s'ancrer à l'UE », a-t-il ajouté.

Pour le PPE, son compatriote Jacek Protasiewicz a estimé que « la déclaration commune adoptée et la confirmation par le président Ianoukovitch du vecteur pro-européen de la politique étrangère ukrainienne doivent désormais être soutenues par des actions concrètes ». « Le leadership politique ukrainien doit d'abord démontrer la volonté de mettre en œuvre les réformes nécessaires », a ajouté le Vert/ALE Werner Schulz.

En plus des mesures demandées par l'UE en termes de justice sélective, concernant les élections et sur l'agenda d'association, M. Protasiewicz, tout comme la vice-présidente des Verts/ALE, l'Allemande Rebecca Harms, a mis en avant les conditions de la liberté de la presse en Ukraine. Elle souhaite que les réformes permettent aussi « le plein respect et la protection de toutes les libertés fondamentales, notamment la liberté d'expression et la liberté des médias, qui devraient être en mesure d'effectuer leur travail en toute indépendance et sans aucune pression ». Pour Mme Harms, l'état de droit se détériore dans le pays, et, dans ces conditions, « l'UE ne peut évidemment pas conclure un accord d'association avec l'Ukraine ».

L'UE doit agir au niveau de l'énergie

MM. Roucek et Schulz ont aussi appelé l'UE à aider l'Ukraine en termes d'énergie. « Au-delà de soutenir le processus de réforme de l'Ukraine, l'UE devrait, en particulier, intensifier la coopération et l'assistance dans le secteur de l'énergie, sur la base du Mémorandum de 2009 », a souligné M. Roucek. « L'UE doit aider l'Ukraine à devenir moins dépendante de la Russie par le biais de la coopération énergétique et le soutien à la modernisation de l'infrastructure », a ajouté M. Schulz, qui a aussi insisté sur la nécessité d'avancer dans le régime des visas, tout comme Pawel Zalewski. (CG)

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