Bruxelles, 13/02/2012 (Agence Europe) - Alors que le président chypriote sortant, Dimitris Christofias, déplorait mardi à Athènes le scepticisme des Européens face à la détermination de l'île à lutter contre le blanchiment d'argent, un rapport publié mercredi 13 février par l'ONG Global Financial Integrity souligne l'importance des flux de capitaux d'origine douteuse entre Chypre et la Russie.
Un des auteurs du document va jusqu'à qualifier l'île de « machine à blanchir de l'argent sale russe ». Se pliant à une requête allemande, l'Eurozone a réclamé, lundi soir, un audit indépendant pour évaluer la mise en œuvre des règles anti-blanchiment à Chypre. Cette société devrait trancher une fois pour toutes après que Moneyval, le comité d'experts du Conseil de l'Europe, n'a rien relevé de particulier lors de son propre audit. Dans un communiqué, le gouvernement chypriote espère que ce nouvel examen pourra enfin mettre un terme aux attaques « contre Chypre concernant une question à laquelle des réponses suffisamment convaincantes ont été fournies ».
Une fois cette question réglée, il faudra de toutes les manières trouver le moyen de rendre la dette chypriote viable. Mardi, le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a assuré que la Commission ne travaillait à aucun plan de restructuration de la dette chypriote détenue par des investisseurs privés, l'exemple de la Grèce demeurant un cas unique. Une déclaration accueillie favorablement par les autorités chypriotes. (EL)