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Bulletin Quotidien Europe N° 10785
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) dÉfense

La mission au Mali sera bientôt lancée, non sans difficultés

Dublin, 13/02/2013 (Agence Europe) - Alors que la situation évolue très rapidement au Mali (attentats suicides, arrivée des troupes françaises à la frontière avec l'Algérie), la mission européenne pour la formation de l'armée malienne (EUTM Mali) éprouve des difficultés à démarrer. Voilà qu'aujourd'hui, il manque une capacité critique, à savoir deux hélicoptères d'évacuation médicale. Réunis à Dublin (Irlande) en Conseil informel Défense, mardi 12 et mercredi 13 février, les ministres européens ont réussi toutefois à régler un autre problème qui se posait. Jusque-là, la France était à peu près seule à s'engager pour assurer la protection de cette mission. Inquiétude aujourd'hui levée, puisque l'Espagne et la République tchèque viennent de promettre d'y apporter leur contribution.

La France était inquiète. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a fait passer le message à ses collègues à Dublin, que l'armée française n'a pas vocation à assurer seule la protection du camp d'entraînement qui sera situé à Koulikoro. Un appel qui a été entendu. L'Espagne a proposé de transférer une partie de ses soldats, dont le nombre total sera de 50, vers la force de protection, qui devrait compter au final environ 150 soldats. Plusieurs soldats tchèques devraient les soutenir dans cette mission.

La question des deux hélicoptères nécessaires pour le soutien médical n'a pas été ouvertement évoquée au cours de la session de travail consacrée au Mali. Mais dès le départ, les regards se sont naturellement tournés vers la Belgique pour assurer cette composante d'EUTM Mali. Le ministre belge Pieter de Crem est finalement venu à Dublin, alors que cela n'était pas prévu initialement, mais il n'a pas souhaité évoquer cette question avec la presse. Or, la liste des pays candidats avec une telle offre n'est pas bien longue et même si plusieurs options sont évoquées, aucune d'entre elle n'a été retenue à ce jour. Un diplomate qui a assisté à la réunion s'est néanmoins dit confiant que ce problème sera réglé dans les prochains jours, mais sans donner plus de détails.

Depuis vendredi 8 février, un détachement multinational de 70 militaires se trouve à Bamako. L'objectif est de préparer le déploiement de la mission sur le plan logistique et technique. Selon une source européenne, le calendrier de mise en place et de déploiement effectif de la mission reste inchangé, même face aux incertitudes sur la question de l'évacuation médicale. Les premières formations d'un bataillon de l'armée malienne sont ainsi toujours prévues pour débuter au cours de la première semaine d'avril.

En le qualifiant de geste historique, le ministre irlandais de la Défense, Alan Shatter, a annoncé que l'Irlande et le Royaume-Uni allaient fournir ensemble une équipe de formateurs pour la mission européenne au Mali. « Il s'agit d'une étape historique et qui offre une manifestation tangible de la relation très positive » entre les deux pays, a-t-il souligné. 18 soldats britanniques et 8 irlandais devraient être mis à disposition, sous réserve encore d'une décision formelle du gouvernement irlandais. (JK)

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