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Bulletin Quotidien Europe N° 10785
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

Conférence ministérielle internationale de soutien de Paris

Bruxelles, 13/02/2013 (Agence Europe) - La Libye a rencontré, mardi 12 février à Paris, ses principaux partenaires internationaux dont l'UE et des États membres ainsi que l'Union africaine, l'Union du Maghreb et des ONG internationales pour des entretiens axés sur la sécurité et la construction de l'état de droit et de ses structures judiciaires. Rappelons que l'UE a décidé de lancer une mission civile sur la gestion des frontières, qui sera déployée en juin 2013. Elle a été qualifiée de « partenaire stratégique essentiel à long terme » pour la Libye, « dans le cadre de la zone euro-méditerranéenne de coopération et de dialogue ». Dans l'immédiat, la Libye a insisté sur le besoin d'appuis pour désarmer et démobiliser les « anciens combattants révolutionnaires ».

La rencontre a permis, selon un communiqué de presse officiel, de « renouveler l'engagement » à « bâtir un État moderne, démocratique et respectueux des droits de l'homme ». Les partenaires internationaux ont « réaffirmé leur soutien sans équivoque » au gouvernement de ce pays et souligné la « nécessité d'un engagement mesuré et coordonné » et d'agir de façon « visible et concrète ». Ils ont réaffirmé le « rôle de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL), notamment pour coordonner et faciliter l'assistance internationale ».

Le gouvernement libyen a présenté un document détaillant ce qui a été réalisé dans cette voie et les besoins pour lesquels l'appui international est requis. Il retient six domaines prioritaires: restructuration de la sécurité nationale, désarmement, démobilisation et réinsertion, contrôle des armes et des munitions, sécurité et gestion des frontières, réforme et développement du secteur de la défense et réforme et développement du secteur de la police.

Il a été particulièrement noté que la Libye a « hérité de stocks d'armes et d'engins explosifs, dont une grande partie n'est pas contrôlée par le gouvernement libyen et constitue une menace directe pour la sécurité de la Libye et de la région ».

Il reste aussi « beaucoup à faire aux dirigeants libyens pour faire avancer le processus politique, assurer une transition réussie après la phase de la révolution et prendre des mesures concrètes pour reconstruire le pays », affirment ses partenaires qui se sont engagés à « réorienter leur aide en fonction de ces objectifs prioritaires » arrêtés de concert. Ils ont marqué « la nécessité pour le gouvernement de continuer à se concerter avec le peuple libyen, par l'intermédiaire de ses organes représentatifs, de la société civile et d'autres mécanismes ». Un groupe des principaux partenaires de la Libye en matière de sécurité, se « réunira périodiquement à Tripoli » pour « mesurer les progrès accomplis » et décider de la suite et surtout de parer au plus urgent. (FB)

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