Bruxelles, 13/02/2013 (Agence Europe) - Mercredi soir, huit pays les plus concernés par le scandale de la viande de cheval introduite pour de la viande de bœuf dans des plats préparés surgelés avaient répondu présent à la réunion ministérielle informelle d'urgence « des parties intéressées par la question de la viande de cheval » à laquelle la Présidence irlandaise les avait conviés. À l'heure où nous mettions sous presse, la réunion était en cours. Mais à son arrivée, Simon Coveney, ministre irlandais de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Mer, président en exercice du Conseil Agriculture, n'avait pas caché à la presse qu'il attendait de cette réunion des propositions de la Commission européenne pour « une réponse collective proactive » à ce problème de dimension européenne.
« Nous avons demandé à la Commission cette réunion de crise pour discuter du scandale en cours en Europe. Ce scandale a été découvert en Irlande, initialement, le 15 janvier, dans un burger contenant du cheval, et depuis lors c'est devenu un problème de dimension européenne. Huit pays sont représentés et 7 ministres sont présents, ainsi que le commissaire Borg. Nous voulons une discussion ouverte et franche sur la manière dont nous pouvons apporter une réponse collective à ce scandale, car certains pays mènent des investigations pour comprendre ce qui s'est passé. En clair, de la viande de cheval a été vendue pour du bœuf. C'est totalement inacceptable, du point de vue du consommateur, mais aussi du point de vue de l'intégrité de la chaîne alimentaire dans l'UE. Nous devons établir qui est responsable, comment cela a pu se produire, qui a fourni de la viande de cheval comme étant du bœuf, et cela requiert une réponse collective, de l'UE et de la Commission européenne », a déclaré le président en exercice du Conseil Agriculture. Ce qu'il attendait, c'est une « action proactive, car ce qui s'est passé, c'est une fraude. De la viande de cheval bon marché a été vendue pour du boeuf », a affirmé M. Coveney. Et d'exprimer l'espoir que la Commission européenne accélère ses travaux sur la faisabilité de l'étiquetage des produits alimentaires transformés.
Plus tôt dans la journée, à quelques heures de cette réunion à laquelle il allait participer, Tonio Borg, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs avait tenu à rassurer les consommateurs européens. « Je suis la situation de très près », avait-il déclaré en parlant d'« étiquetage frauduleux ». Impatient de connaître les résultats des investigations en cours pour que les coupables soient identifiées, il avait affirmé que la Commission était « prête à aider de toutes les manières possibles », en rappelant toutefois que « la mise en œuvre de la législation de l'UE sur l'étiquetage relève des États membres » et que ce problème « ne doit pas être utilisé pour saper le marché unique. Si ça devenait un problème de sécurité, la sonnette d'alarme serait tirée, mais pour l'heure c'est un problème d'étiquetage », avait-il souligné. Ce vendredi, la question est débattue par les experts au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire de l'UE. Le Conseil Agriculture des 24 et 25 février sera saisi de la question. (AN)