Bruxelles, 01/02/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne attend que l'État néerlandais lui communique les détails de la nationalisation du bancassureur SNS Reaal pour un coût de 3,7 milliards d'euros, afin de lui permettre d'évaluer la conformité de cette opération avec les règles européennes sur les aides d'État et son impact sur le budget néerlandais.
Selon le ministre des Finances néerlandais et nouveau président de l'Eurozone, Jeroen Dijsselbloem, cette nationalisation était devenue « inévitable » puisqu'une éventuelle faillite de SNS, 4ème banque du pays confrontée aux pertes récurrentes de sa filiale immobilière Property Finance, aurait menacé la stabilité de tout le système financier néerlandais. La banque a été nationalisée en échange d'une contribution de l'État néerlandais de 3,7 milliards d'euros comprenant une injection de capital de 2,2 milliards, de 700 millions pour « isoler » le portefeuille immobilier de la banque et de 800 millions pour effacer une créance résultant d'un plan d'aide consenti en 2008 notamment par l'État néerlandais lui-même. L'Office statistique de l'UE (Eurostat) analysera la manière de comptabiliser les coûts précis de cette recapitalisation. Ces coûts pourraient faire grimper à 3% du PIB le déficit des Pays-Bas pour cette année, selon le Parlement national. (FG)