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Bulletin Quotidien Europe N° 10777
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

Particules fines, l'OMS confirme l'urgence d'agir

Bruxelles, 01/02/2013 (Agence Europe) - L'exposition à long terme de la population aux particules les plus fines en suspension dans l'air (PM2,5) peut provoquer l'athérosclérose, avoir un impact sur la santé génésique et provoquer des maladies respiratoires chez l'enfant, selon une nouvelle étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée le 31 janvier. Menée dans le cadre du projet REVIHAAP, cette étude intitulée 'Données relatives aux aspects sanitaires de la pollution atmosphérique en vue de réviser les politiques de l'UE' suggère en outre un lien éventuel avec le développement neurologique, la fonction cognitive et les diabètes, et confirme le lien causal entre les particules PM2,5 et les décès dus à des maladies cardiovasculaires et respiratoires. Commandée par la Commission européenne, elle conforte cette dernière dans la nécessité de rendre plus sévère la valeur limite fixée pour ces particules par la directive de l'UE relative à la qualité de l'air ambiant.

« La politique de l'UE en matière de qualité de l'air doit se fonder sur les données scientifiques les plus récentes. Les liens établis entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d'intensifier notre politique de qualité de l'air », commente Janez Potocnik, commissaire européen à l'Environnement. Mme Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe ajoute: « Il y a quelques années encore, faute de preuves irréfutables, les normes et les règles applicables à la pollution atmosphérique n'étaient pas suffisamment axées sur la santé humaine. Plusieurs années de recherches coordonnées par l'OMS ont fourni les premières estimations quantitatives du nombre de maladies liées aux particules fines et ont à présent établi des liens entre les polluants atmosphériques et l'état sanitaire. »

Au sein de l'UE, plus de 80 % des citoyens sont exposés à des niveaux de particules supérieurs à ceux préconisés par les lignes directrices sur la qualité de l'air établies en 2005 par l'OMS et qui vont être révisées d'ici à 2015 pour les particules (actuellement le seuil fixé est de 10 µg/m3 par an). La valeur limite actuellement fixée pour les particules PM2,5 par la législation de l'UE est deux fois plus élevée que celle recommandée par les lignes directrices de l'OMS. Un rapport technique complet dans le cadre de REVIHAAP sera publié au printemps prochain. (AN)

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