Bruxelles, 01/02/2013 (Agence Europe) - Le chômage dans la zone euro et l'UE n'a pas varié entre le mois de novembre et celui de décembre 2012. Il est resté à respectivement 11,7% et 10,7%, ce qui représente
18,7 millions et 25,9 millions de personnes, selon les données publiées par l'Office statistique de l'UE (Eurostat), vendredi 1er février. Mais derrière ces chiffres, qui témoignent de la « crise sociale » latente, se cache également un coût financier important pour les États membres. C'est un coût qui peut varier de
19 991 euros sur un an et par personne sans emploi, comme en Espagne, et à plus de 33 000 euros, comme c'est le cas en Belgique.
L'année 2012 s'est donc terminée comme elle avait commencé. La Grèce (26,8%) garde sa première place, avec d'ailleurs la plus importante progression du chômage en Europe en l'espace de 12 mois (7,1%). Elle est suivie de près par l'Espagne, où plus du quart de la population active n'a pas d'emploi (26,1%). Chypre est en troisième position, car malgré un taux relativement bas au début de l'année (9,7%), la hausse a été très importante en un an, de l'ordre de 5%.
Un rapport présenté par la Fédération européenne des services à la personne (EFSI), mercredi
30 janvier, et réalisé par le bureau de conseil Idea Consult, expose quant à lui le coût induit par chaque chômeur. Celui-ci varie grandement, en fonction du système national de cotisations sociales, de taxation ou du niveau de la TVA. Il est ainsi de presque 20 000 euros par an en Espagne, en grande partie, à cause des prestations de chômage. Situation différente en France, où ce coût est de 28 717 euros, dû surtout à l'absence de contributions sociales versés par l'employeur. Un dernier exemple qui illustre la diversité des cas est celui de la Belgique. Un chômeur y équivaut à un coût induit de 33 443 euros, du fait de taxes directes non perçues. (JK)