Bruxelles, 01/02/2013 (Agence Europe) - Les neuf candidats en lice, dont sept sont issus d'un pays en développement, ont deux mois pour mener campagne. Verdict d'ici le 31 mai.
Entamées en début de semaine, les auditions formelles par le Conseil général de l'OMC des neuf candidats à la succession du Français Pascal Lamy à la tête de l'organisation se sont achevées jeudi 31 janvier. Tous ont insisté sur la nécessité de donner un nouveau souffle à l'institution gendarme du commerce mondial. Mais aussi de relancer et conclure le round de Doha, lancé en 2001.
L'ex-ministre ghanéen du Commerce Alan John Kwadwo Kyerematen a ouvert le bal mardi 29 janvier, précédant la ministre costaricaine du commerce Anabel Gonzalez, puis l'ex-ministre indonésienne du Commerce Mari Elka Pangestu. Ont suivi mercredi le ministre néo-zélandais du Commerce Tim Groser, le deuxième représentant du continent africain, la kényane Amina Mohamed, plusieurs fois ambassadrice de son pays au sein d'organisations onusiennes, puis l'ex-ministre jordanien du Commerce Ahmad Hindawi, et l'ex-ministre mexicain de l'Industrie Herminio Blanco Mendoza. Le ministre sud-coréen du Commerce Taeho Bark et l'ambassadeur du Brésil à l'OMC, Roberto Azevedo, ont fermé le bal jeudi.
Après une campagne informelle de deux mois, une troïka composée du président du Conseil général et des présidents des organes de règlement des différends et de supervision commerciale consultera à huis clos les
158 délégations. Selon la modalité suivante: le candidat qui recueille le plus large consensus parmi les pays membres est désigné au terme du processus, le 31 mai au plus tard. Les autres seront tour à tour, et dans l'intervalle, invités à se retirer. Le mandat de M. Lamy arrive à expiration le 31 août 2013. (EH)