Bruxelles, 17/01/2013 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a effectué le 15 janvier sa première visite en Tunisie. Il a qualifié de « très positive » sa rencontre avec le Premier ministre, Hamadi Jebali. « Je lui ai réaffirmé que la Tunisie a tout le soutien de l'UE dans son processus de transition démocratique. Suite à l'accord politique sur le partenariat privilégié conclu en novembre dernier et concrétisé par le nouveau plan d'action à l'occasion du Conseil d'association à Bruxelles. »
M. Van Rompuy a affirmé que l'UE est « prête à progresser plus rapidement dans le renforcement de ses relations avec la Tunisie, par la mise en œuvre des objectifs du plan d'action que nous avons arrêté d'un commun accord».
Sur les sujets politiques, il a redit la position exprimée lors des récentes rencontres euro-tunisiennes, à savoir l'attente européenne de progrès dans le processus de démocratisation, « en particulier dans les domaines de l'indépendance de la justice, du renforcement du rôle de la société civile et du rôle des femmes, de l'indépendance des médias, de la consolidation de la démocratie et des libertés ainsi que de la réforme du secteur de la sécurité ».
Il n'a cependant pas abordé dans sa déclaration à la presse et dans un discours le jour du 2ème anniversaire de la « révolution » la situation sécuritaire dans le pays généralement considérée comme en nette dégradation. Le président par intérim de la république tunisienne, Moncef Marzouki, s'en était ouvertement inquiété. Il avait aussi exigé du parti du Premier ministre (islamiste) majoritaire à l'assemblée constitutive d'achever la rédaction de la constitution dans un délai maximum de deux mois et de préparer sans retard, d'ici l'été, de nouvelles élections. Cette prise de position interpelle le parti majoritaire ouvertement accusé aussi bien de tergiverser sur le plan des réformes internes que d'être flou dans sa politique étrangère. Le ministre des Affaires étrangères tunisien a exprimé mardi de nettes réticences contre l'intervention au Mali. (FB)