Bruxelles, 14/12/2012 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement ont chargé, vendredi 14 décembre, leurs ministres des Affaires étrangères d' « examiner toutes les options permettant de soutenir et d'aider l'opposition et d'apporter un appui plus important à la protection des civils ». Le Premier ministre britannique, David Cameron, a précisé que « les gens nous demandent ce que l'on fait (…) toutes les options doivent être considérées, toutes les options sont sur la table ». Selon la chancelière allemande, Angela Merkel, « rien n'a été dit quant à la levée de l'embargo sur les armes ». Pour le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, l'embargo sur les armes « dure encore » jusqu'au 1er mars et sera revu à ce moment-là.
Le Conseil européen a aussi rappelé la nécessité d'une transition politique dans la perspective d'un avenir « sans le président Assad et son régime illégitime ». Le président français, François Hollande, a précisé que la communauté internationale devait se donner comme objectif de « faire partir Bachar el-Assad le plus rapidement possible ». Le président a également souligné, à une autre occasion, que la Russie n'a « rien à perdre ou à craindre d'un changement ». David Cameron a précisé qu'une des priorités est de « continuer à faire bouger les Russes ».
Dans leurs conclusions, les chefs d'État et de gouvernement soulignent aussi qu'ils soutiennent « un futur démocratique et ouvert à tous où les droits de l'homme et des minorités sont pleinement respectés ». « La Coalition, qui, je l'espère, prendra le pouvoir demain, doit donner des garanties sur la démocratisation », a prévenu M. Hollande.
Faisant part de leur consternation concernant la dégradation croissante de la situation en Syrie, les chefs d'État et de gouvernement ont aussi précisé que le Conseil européen continuera à se pencher sur cette situation « de manière prioritaire ». M. Di Rupo a précisé que le Conseil européen de mars devrait affirmer sa position sur la Syrie.
De son côté, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a indiqué que la Grèce voit arriver de nombreux réfugiés à sa frontière avec la Turquie et demandé à l'UE de prendre toutes les mesures appropriées sur le plan diplomatique pour que les transferts de réfugiés vers des lieux paisibles puissent être possibles.
Enfin, les chefs d'État et de gouvernement ont salué les résultats de la réunion des Amis de la Syrie du 12 décembre (EUROPE n° 10751), qui a, entre autres, reconnu la Coalition comme « le représentant légitime » du peuple syrien et repris à son compte les conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 10 décembre (EUROPE n° 10749). (CG avec AN, EH, EL, MD, SP)