Bruxelles, 14/12/2012 (Agence Europe) - Si le Conseil européen parvient au début de l'année prochaine, sans doute en février, à un compromis sur le cadre financier pluriannuel de l'UE pour 2014-2020, un accord politique sur la réforme de la politique agricole commune est possible fin juin, sous présidence irlandaise. Les agences de paiement nationales risquant toutefois de ne pas être prêtes à temps, les aides directes seraient encore versées sur le modèle actuel à titre transitoire en 2014.
« Si nous avons un accord sur le budget de l'UE pour 2014-2020 en janvier ou février de l'année prochaine, comme je l'espère, et si le Parlement européen et le Conseil jouent leur rôle, oui, je crois que nous pourrons avoir un compromis sur la réforme de la PAC d'ici la fin juin », a déclaré Dacian Ciolos le 10 décembre, devant un groupe de journalistes. « Si nous avons un accord politique sur la réforme de la PAC avant la fin juin et si les règles d'application sont définies avant la fin de l'année, il sera très difficile pour les agences de paiement d'être prêtes à les mettre en œuvre pour les paiements directs alors qu'elles doivent envoyer en février 2014 les formulaires pour 2014 », a précisé le commissaire européen à l'Agriculture.
« Si nous avons besoin que 2014 soit une année de transition pour les paiements directs, nous pourrons le faire le moment venu. Notre priorité est d'avoir un accord à temps sur la réforme de la PAC. Compte tenu des procédures nécessaires, nous aurions dû conclure un compromis l'année dernière pour être certain de démarrer en janvier 2014 », a expliqué le commissaire.
Du côté du Parlement européen, les amendements de compromis sur la réforme de la PAC devaient être prêts au sein de la commission de l'agriculture pour le 15 décembre, puis traduits, en vue d'un vote les 23 et 24 janvier 2013. Les députés pourraient être amenés à se prononcer en plénière au cours de la session du 11 au 14 mars à Strasbourg. Toutefois, afin d'accélérer le processus de négociations avec le Conseil, des discussions informelles entre institutions pourraient débuter immédiatement après le vote en commission parlementaire, mais seulement sur les questions au sujet desquelles existe un large consensus avec les députés. (LC)