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Bulletin Quotidien Europe N° 10752
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) eurogroupe

La course à la présidence de l'Eurogroupe est lancée

Bruxelles, 14/12/2012 (Agence Europe) - L'incertitude plane toujours sur le successeur de Jean-Claude Juncker à la présidence de l'Eurogroupe, lequel quittera ses fonctions au plus tard fin janvier 2013. La France et l'Allemagne en ont parlé en marge du Conseil européen des 13 et 14 décembre, sans qu'un compromis ne soit trouvé à ce stade.

Le nom du ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, circule pour la succession du Premier ministre luxembourgeois à la tête de l'Eurogroupe, a indiqué jeudi 13 décembre le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen. Il a reconnu que la solution au problème de la présidence de l'Eurogroupe était à trouver avant tout à travers un accord entre Paris et Berlin. « C'est essentiellement une question de savoir qui conviendrait à la fois à la France et à l'Allemagne », a estimé M. Katainen.

La France attend de voir qui est candidat, souligne une source diplomatique. « Ce n'est pas mûr en termes de contacts préliminaires, il faut encore un peu de temps pour que cela se décante. On a encore jusque fin janvier », explique-t-on côté français. Même si le candidat néerlandais est considéré comme brillant, son jeune âge et son manque d'expérience (il n'est ministre des Finances que depuis quelques semaines) ne penchent pas en sa faveur, selon certaines sources.

Avez-vous parlé du successeur de M. Juncker ? « Je ne veux pas me prononcer », a dit la chancelière allemande, Angela Merkel. Le ministre néerlandais pourrait avoir l'assentiment de Berlin, bien que la préférence des autorités allemandes aille à Wolfgang Schäuble. Berlin verrait ainsi d'un mauvais œil la candidature du ministre français Pierre Moscovici, considéré comme trop favorable à la mutualisation partielle de la dette publique.

La semaine dernière, le chef du gouvernement luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, avait demandé aux Dix-sept de lui trouver un successeur, assurant que sa décision de quitter la présidence de l'Eurogroupe d'ici à fin 2012, au plus tard en janvier 2013, était « irrévocable » (EUROPE n° 10744). Le patron de la zone euro occupe son poste depuis sa création en 2005, et son 2ème mandat était arrivé à son terme en juillet dernier.

Lors d'une conférence de presse, M. Juncker a dit vendredi 14 décembre qu'une discussion sur son successeur aura lieu dans les semaines à venir avec M. Van Rompuy. « Je n'ai pas de favoris mais j'ai des amitiés », a dit le Premier ministre luxembourgeois. « Je ne vais pas vous dire ce que j'en pense, car cela pourrait indiquer à l'avance une préférence. Le métier de Premier ministre ou de ministre des Finances dans un grand pays me semble très difficilement conciliable avec la fonction de président de l'Eurogroupe. Mais il faut dire que les ministres des Finances dans les grands pays ont à disposition des équipes techniques autrement plus nombreuses que celle du Premier ministre luxembourgeois, donc elles pourront, le cas échéant, répondre à toutes les attentes qui sont désormais en relation avec le rôle de président de l'Eurogroupe », a confié Jean-Claude Juncker. (LC avec CG et AN)

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