Bruxelles, 03/12/12 (Agence Europe) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a ouvert une brèche, dimanche 2 décembre, vers un effacement d'une partie de la dette grecque détenue par les créanciers institutionnels ('OSI' pour official sector involvement), à l'image de ce qu'avaient accepté volontairement les créanciers privés au printemps dernier ('PSI' pour private sector involvement). Cette opération avait permis d'alléger le fardeau de la dette grecque de pas moins de 107 milliards d'euros.
« Si la Grèce arrive un jour à s'en sortir avec ses recettes et sans contracter de nouvelles dettes, alors on doit regarder et évaluer la situation », a estimé la chancelière dans un entretien au journal dominical Bild Am Sonntag. Lors des nombreuses tractations entre les ministres des Finances de la zone euro sur la manière de rendre la dette grecque viable, Berlin s'est toujours opposé à cette éventualité. Lors du dernier Sommet européen du 16 novembre (EUROPE n° 10733), Mme Merkel l'avait d'ailleurs réitéré.
Cependant, si ce scénario devait voir le jour, « cela ne se passera pas avant 2014-2015, si tout marche comme prévu », a précisé la chancelière au Bild Am Sonntag. Soit au minimum un an après la tenue des élections législatives en Allemagne, prévues pour le 22 septembre 2013.
Vendredi, le Parlement allemand s'est prononcé en faveur de l'accord arraché mardi 27 novembre par les Dix-sept sur la manière de remettre la dette grecque sur une trajectoire viable (EUROPE n° 10739). Les ministres se réunissaient à nouveau, ce lundi, pour évaluer le programme de rachat de dette lancé le même jour par Athènes (voir autre nouvelle). (EL)