Bruxelles, 03/12/2012 (Agence Europe) - L'Union européenne défendra un Internet libre et ouvert à Dubaï, à l'occasion de la Conférence mondiale sur les télécommunications (CMTI-12) qui s'est ouverte lundi 3 décembre et se clôturera le 14 décembre. « C'est une vrai bataille sur la façon de gouverner l'Internet. L'Union européenne croit fermement qu'Internet fonctionne (…) C'est un bien mondial qui n'a pas de prix, appartenant à tous, qui doit rester ouvert et mondial », a déclaré la commissaire responsable de la Stratégie numérique, Neelie Kroes.
L'objectif de la conférence sera la révision du Traité international de régulation des télécommunications internationales (ITR) auquel adhèrent 178 pays et qui n'a plus été modifié depuis 1988. Ce traité héberge un corpus de principes destiné à faciliter les télécommunications internationales. Entre-temps, l'explosion des services de communications, notamment Internet, et la privatisation des fournisseurs de services de télécommunications (autrefois monopoles d'État) ont eu lieu, rendant la révision nécessaire. L'UE désire préserver l'esprit du traité, dont le succès repose sur les principes établis afin de faciliter l'interconnexion, et sur le fait qu'il ne contient pas de réglementation stricte. Cette liberté a permis l'explosion de l'innovation dans les services et les technologies de la communication, notamment Internet, qui n'a pas été entravée par des règles et des règlements internationaux, souligne la Commission européenne. L'Union européenne défendra donc l'esprit originel du Traité, à savoir un environnement libre et sans entraves dans lequel les technologies de l'information et des communications pourront continuer à se développer. Une position qui n'est pas partagée par tous ses partenaires, certains pays ayant proposé d'élargir la portée du Traité et d'y intégrer un ensemble de règles plus contraignantes. « L'UE pense qu'il n'y a pas de justification à de telles propositions et s'inquiète de l'impact potentiellement négatif en termes d'innovation et de coûts, à la fois pour les opérateurs et les utilisateurs finaux », indique la Commission. (IL)