Bruxelles, 30/11/2012 (Agence Europe) - Si les prémisses d'un accord sur le budget 2013 et le rectificatif pour 2012 se profilaient dans l'après-midi du jeudi 29 novembre (EUROPE n° 10741), le Parlement n'a pas été en mesure de le confirmer le lendemain vendredi 30. Le COREPER pour sa part était prêt à donner son feu vert. Le flou régnait à nouveau sur les perspectives d'un accord sur le budget 2013 à l'heure de boucler cette édition vendredi. Dans l'après-midi du vendredi 30 novembre, le président du Parlement européen, Martin Schulz créait la confusion en annonçant « qu'on ne peut parler d'un accord sur le budget 2013 à ce stade » sur base du projet de compromis discuté hier. Après des discussions avec le président de la commission parlementaire des budgets, Alain Lamassoure (PPE, français), et la consultation des groupes politiques, il expliquait que « les garanties que le Parlement demandait des États membres sont toujours absentes. Dès lors, aucune majorité du Parlement européen sur le projet de compromis discuté hier ne peut être espérée actuellement ». L'ébauche d'un projet de paquet sur ces budgets résultant de négociations tripartites avait dans un premier temps été confirmée dans l'après-midi du jeudi 29 autant par la Présidence chypriote, que par la Commission ou le Parlement. Toutefois, dans la soirée du même jour, le Parlement faisait un pas en arrière, annonçant que les pourparlers à ce propos devaient continuer. Il était pourtant attendu que la réunion des coordinateurs parlementaires avalise l'accord, en vue d'une adoption en commission parlementaire lundi. Selon des sources parlementaires il faudrait donc lire qu'à ce stade le projet de compromis n'est ni rejeté ni adopté, car les objectifs fixés par le Parlement n'ont pas été atteints. La décision devrait être prise en fin de compte mardi 4 décembre. À la Commission, le flou régnait également sur l'interprétation à donner à ce revirement de situation. Le COREPER, qui se réunissait vendredi aussi pour finaliser le pré-accord, était pourtant prêt à approuver le projet de compromis, confirmait encore en fin d'après-midi sur Twitter, le porte-parole de la Présidence chypriote, Nikos Christodoulides. (MD)