login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10742
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) eurogroupe

Sauvetages chypriote et grec à l'ordre du jour

Bruxelles, 30/11/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro auront l'occasion de souffler, lundi 3 décembre, après trois réunions nocturnes tendues en l'espace de deux semaines consacrées au 2ème sauvetage financier d'Athènes. Du coup, leur attention sera focalisée sur les négociations relatives au sauvetage financier de Chypre.

Le problème chypriote réside dans la viabilité de la dette publique, surtout après l'octroi d'une aide financière conditionnelle de ses futurs créanciers. Selon les prévisions économiques d'automne de la Commission européenne, la dette chypriote s'élèvera à 89,7 % du PIB national en 2012 et 96,7 % en 2013. D'après les montants qui circulent dans la presse, le soutien financier sur trois ans pourrait avoisiner 17 milliards d'euros, soit 100 % du PIB chypriote. La dette publique de l'île pourrait donc atteindre 200 % du PIB, un niveau jugé insoutenable pour le FMI. D'où des discussions en cours sur une restructuration de la dette chypriote. « Compte tenu de l'ampleur des montants évoqués, tout le monde n'a pas la même appréciation de la situation », a reconnu une source européenne. L'évolution de la viabilité de la dette chypriote constitue « un aspect très important », a renchéri un haut fonctionnaire européen. Selon lui, le volume du programme chypriote dépend « de façon critique » de l'audit bancaire externe réalisé par la société PIMCO et dont les résultats ne sont pas attendus avant la fin de la semaine prochaine. Des progrès sur ce dossier seront donc « raisonnablement rapides mais pas immédiats », a-t-il ajouté. Un accord politique n'est donc pas attendu lundi.

Grèce. Les ministres seront informés des conditions et du calendrier fixés pour l'opération de rachat de dette grecque encore détenue par des créanciers privés. Au Conseil, on refuse d'indiquer à partir de quel seuil de rachat de dette cette opération pourra être considérée comme un succès. Une manière de garder en main toutes les cartes pouvant être jouées en cas d'échec ne permettant pas de ramener la dette grecque sur la trajectoire soutenable telle qu'arrêtée lors du dernier Eurogroupe (190 % en 2014, 175 % en 2016, 124 % en 2020, 110 % en 2022). Le délai maximal pour décider formellement de débloquer la tranche d'aide proche de 44 milliards d'euros a été fixé au jeudi 13 décembre, 1er jour du Sommet européen.

Une question connexe à régler concerne l'octroi à l'Irlande et au Portugal des mêmes avantages dont bénéficiera la Grèce (nouvelle réduction des taux d'intérêt sur les prêts). Il n'y pas de raison de penser que ce sera le cas, a estimé cette source européenne, rappelant que l'Irlande et le Portugal ont obtenu de conserver les bénéfices réalisés sur les titres grecs détenus par leur banque centrale tant qu'ils demeureront sous programme.

Vendredi 30 novembre, le Bundestag a donné son feu vert au versement de la nouvelle tranche d'aide. Grâce au soutien de l'opposition sociale-démocrate et des écologistes, le gouvernement allemand a recueilli une majorité confortable sur sa proposition même si la chancelière, Angela Merkel, n'a pas obtenu la majorité absolue uniquement avec les voix des partis de la coalition gouvernementale.

Espagne. La Commission européenne informera l'Eurogroupe de la procédure en cours de recapitalisation des banques espagnoles nationalisées (BFA/Bankia, NCG Banco, Catalunya Banc et Banco de Valencia). Ne présentant plus d'obstacle politique, le déblocage de la tranche d'aide du Mécanisme européen de stabilité (MES) au fonds de restructuration espagnol (FROB) interviendra dans les prochains jours. (MB)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
CALENDRIER