Bruxelles, 30/11/2012 (Agence Europe) - José Manuel Barroso partage les vives craintes du Comité des régions (CdR) quant aux conséquences d'un non accord sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 (CFP). Il en a discuté avec les membres du CdR lors de son intervention à la séance d'ouverture de leur session plénière. Ces derniers ont aussi adressé au président de la Commission européenne leurs remarques sur son prochain et dernier programme de travail pour l'année prochaine.
L'échec des négociations sur le CFP la semaine dernière, et le calendrier des prochaines négociations, ont été au centre de l'échange entre les représentants des collectivités locales et José Manuel Barroso. Le président Ramón Luis Valcárcel a souligné que « personne ne peut considérer positivement l'option de manquer aux dates butoirs et de fonctionner sur base d'un budget provisionnel, qui bloquerait la planification des nouveaux instruments qui sont cruciaux pour les villes et régions engagées à soutenir la reprise économique ». M. Barroso a également affirmé clairement qu'il ne souscrivait pas à l'idée que « sans accord, tout peut continuer sur base annuelle ». Par conséquent il est déterminé à poursuivre les négociations, avec Herman Van Rompuy, selon le mandat qui leur a été octroyé, pour obtenir un accord: « On vise février, mais nous n'avons pas de date précise. Ce doit être début 2013 pour permettre de poursuivre les travaux législatifs sur les programmes structurels et garantir leur entrée en vigueur en 2014. »
La vice-présidente du Comité des régions, Mercedes Bresso, aussi rapporteur sur le CFP (avis adopté durant la plénière) voit d'un très mauvais œil des retards: « Alors que 2/3 des investissements publics sont réalisés par les autorités locales et régionales, et dans la plupart des cas les investissements locaux et régionaux sont soutenus par le budget européen, il est clair que nous risquons de paralyser les processus d'innovation, de verdissement et de réorganisation de notre économie. » Le président du groupe PPE au CdR, Michael Schneider, résume: « Plus tard nous aurons un accord sur le CFP, plus dur il sera de garantir la continuité des investissements. »
Les autres chefs de file sont par ailleurs revenus sur le programme de travail de la Commission pour 2013, présenté par M. Barroso. Pour les socialistes, Holger Poppenhäger a regretté l'absence de volet social ambitieux. Il suggère d'introduire un pacte pour l'investissement social. Les libéraux auraient voulu plus d'efforts en termes d'énergie. (MD)