Bruxelles, 30/11/2012 (Agence Europe) - Après le vote de l'Assemblée générale des Nations unies accordant le statut d'État observateur à la Palestine, l'UE, par la voix du représentant spécial pour le processus de paix au Proche-Orient, Andreas Reinicke, a souligné, le 30 novembre, l'importance de reprendre les négociations israél-palestiniens. « Le vote est derrière nous, il faut regarder vers le futur et on s'attend à ce que les deux parties s'impliquent dans les négociations aussi vite que possible », a-t-il annoncé devant un groupe de journalistes. « Les 27 États membres ont souligné, dans leur déclaration commune (EUROPE n° 10741), qu'ils partagent la même vision pour une solution à deux États dans le futur », a-t-il ajouté.
Le Parlement européen salue le vote
Rappelant que le Parlement européen avait soutenu la résolution sur la Palestine, le Président du Parlement européen, Martin Schulz, a vu dans le vote « un pas important pour des revendications palestiniennes plus visible, plus fortes et plus efficaces ». « Le vote à l'Assemblée générale des Nations unies n'est en aucun cas un substitut à une solution politique globale négociée acceptable par les deux parties », a ajouté M. Schulz. Il a appelé les deux parties « à faire tout leur possible pour revenir à la table des négociations et créer les conditions pour la reprise des pourparlers de paix directs ».
Le vice président du groupe Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit, a qualifié le vote d' « historique », et de « pas important dans les futurs pourparlers de paix entre les parties en conflit au Proche-Orient ». « L'attribution du statut de non membre représente un soutien aux Palestiniens et permettra d'assurer un meilleur équilibre en vue d'une éventuelle reprise des négociations », a expliqué M. Cohn-Bendit.
Le président du groupe S&D, l'Autrichien Hannes Swoboda, et la socialiste belge Véronique De Keyser, se sont dits « soulagés » par le vote. « Cela va soutenir ceux en Palestine qui ont aspiré pendant des décennies à une sortie politique négociée du conflit », ont-ils souligné.
Pour la présidente du groupe GUE/NGL, l'Allemande Gabi Zimmer, le statut d'État observateur « était vraiment nécessaire pour faire avancer une solution à deux États ». « Nous croyons que ce vote agira comme catalyseur pour la réunification du peuple palestinien et mènera à la reprise des négociations directes pour trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien », a ajouté Kyriacos Triantaphyllides (GUE/NGL, chypriote).
Une Europe divisée
Jeudi 29 novembre, lors du vote à l'Assemblée générale des Nations unies, les États membres se sont montrés divisés sur la résolution déposée par le président palestinien M. Abbas, alors que 138 pays ont voté pour, 41 se sont abstenus - dont de nombreux européens - et neuf ont voté contre.
La Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Belgique, Chypre, Malte, l'Espagne, la Grèce, la Suède, le Portugal et l'Autriche ont voté en faveur de la résolution.
La Bulgarie, l'Estonie, l'Allemagne, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, les Pays-Bas, l'Estonie et le Royaume-Uni se sont eux abstenus. Seule la République tchèque a voté contre le projet. (CG)