Bruxelles, 28/11/2012 (Agence Europe) - De l'aveu de même de Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, la conférence climatique de Doha actuellement en cours (COP 18 - 26 novembre-7 décembre) « ne sera rien de spectaculaire mais les chantiers à boucler sont importants ». Elle s'exprimait mercredi 28 novembre devant la presse à Bruxelles, en insistant sur l'importance de s'engager sur une deuxième période du protocole de Kyoto de huit ans. « J'espère qu'au moment de quitter Doha nous auront franchi la passerelle entre l'ancien système à deux pistes de négociation et celui à une piste. » C'est à Doha en effet que doit être bouclée la piste de la coopération à long terme. « La passerelle sera franchie par ceux qui comme nous s'engagent sur une deuxième période de Kyoto », a-t-elle déclaré.
Au lendemain de la signature de la législation américaine anti-ETS par le président Obama, Mme Hedegaard a estimé que cette décision n'augurait pas une politique différente pendant la deuxième législature. « Cette signature est étroitement liée à la situation interne au Congrès. J'espère qu'à terme il y aura aussi une politique liée à l'international », a-t-elle dit. Tandis que la Chine, le Brésil et des pays en développement attendent de l'UE un plan de route pour le financement à long terme de la lutte contre le réchauffement (les 100 milliards de dollars par an pour 2020), la commissaire estime que « ce n'est pas faisable à Doha ». (AN)