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Bulletin Quotidien Europe N° 10729
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) france

Schäuble, la France n'est pas le malade de l'Europe !

Bruxelles, 13/11/2012 (Agence Europe) - Largement relayés dans la presse, les récents flottements qu'a connus la relation franco-allemande ont poussé les ministres allemand et français des Finances à innover en organisant leur première conférence de presse conjointe, mardi 13 novembre. Ils ont tenté de convaincre la presse venue en nombre de l'entente « fiable et loyale » qui caractérise la relation entre Berlin et Paris. Wolfgang Schäuble a notamment lancé un « Nein ! » après qu'on lui a demandé si la France était le malade de l'Europe. « C'est ce qu'on disait avant de l'Allemagne et c'était déjà faux », a-t-il ajouté.

« Le 1er coup de fil et la 1ère visite » que j'ai effectués en tant que ministre ont été réservés à M. Schäuble, a rappelé M. Moscovici. Selon lui, la France et l'Allemagne, en tant que les deux principales économies de la zone euro, ont une responsabilité particulière qui les oblige à s'entendre pour faire avancer le projet européen, sans cacher toutefois l'existence de « sensibilités » différentes.

Le ministre français a défendu les « 35 mesures structurelles » du pacte de compétitivité que le gouvernement de M. Ayrault a présenté la semaine dernière. Parmi les objectifs poursuivis figurent « un ajustement structurel de 2 % » afin de ramener le déficit budgétaire français à 3 % du PIB en 2013, une réduction de « 20 milliards d'euros sur 3 ans » des coûts du travail sous la forme de crédit d'impôts. La BCE et la Commission européenne ont salué ces mesures présentées lundi lors de l'Eurogroupe, a noté M. Moscovici. Sur l'appréciation par l'Allemagne du pacte de compétitivité français, il a « toujours senti une attente, c'est normal, mais aussi un soutien » de la part des autorités allemandes. (MB)

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