Bruxelles, 13/11/2012 (Agence Europe) - Les 'Amis de la cohésion' préparent leur ligne de défense en vue du Sommet extraordinaire dédié au cadre financier pluriannuel 2014-2020, les 22 et 23 novembre prochains. Ils veulent un accord, mais les 16 chefs d'État et de gouvernement réunis au Parlement européen, mardi 13 novembre se sont préparés à défendre un budget européen fort, faisant la part belle à la cohésion. Or, c'est loin d'être ce qui se profile à l'horizon à la lecture des propositions de la Présidence chypriote qui envisagent 50 milliards de réductions, voire même 75 milliards.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk, à l'initiative de cette troisième réunion des Amis de la cohésion, a été très clair: « Je suis convaincu que ces discussions montrent sans le moindre doute que la politique de cohésion et un budget européen rapidement adopté avec un budget solide sans coupes claires représenteront pour l'UE une garantie de succès, une issue nous permettant de sortir de cette crise. » Il précise encore que dans l'éventualité de réductions, « elles doivent s'appliquer à l'ensemble des politiques européennes ». Son homologue portugais, Pedro Passos Coelho, résume le double message qui découle de cette réunion: « Nous devons arriver à la conclusion que nous devons mieux dépenser, mais ne pas investir moins alors que l'Europe a besoin de plus de confiance et plus de convergence. » Il insiste à cette fin pour « continuer à concentrer les ressources sur les économies qui représentent un écart plus important de cohésion ». Le président du Parlement européen, Martin Schulz, était plus que ravi d'accueillir cette réunion au sein de son institution qui justement les « soutient à une écrasante majorité ». Il précise aussi que « réduire le budget européen est peut-être une idée populaire dans les États membres, mais tout à fait impossible si on veut relancer la croissance et les emplois en Europe ». Aussi, il n'hésite pas à affirmer que « le Parlement n'acceptera pas n'importe quel compromis et sera prêt à rejeter la décision du Conseil ! ». Le président de la Commission a également lancé un appel aux chefs de gouvernement afin qu'ils « ne considèrent pas de façon étroite ce qu'ils définissent comme des intérêts nationaux. Mais qu'ils soient capable de penser « européen » et combien il est important d'obtenir un consensus sur le budget européen ». (MD)