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Bulletin Quotidien Europe N° 10729
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

« mini-sommet » euro-méditerranéen à Bruxelles

Bruxelles, 13/11/2012 (Agence Europe) - Le bureau de l'Assemblée parlementaire EuroMed s'est réuni lundi 12 novembre à Bruxelles sous la présidence de Martin Schulz, président du Parlement européen et président en exercice de cette instance qui regroupe des élus des pays membres de l'UpM (Union pour la Méditerranée, des eurodéputés et des parlementaires nationaux européens et de la rive sud).

Le fait marquant de cette session du bureau, présidée par M. Schulz, entouré des trois autres membres du bureau (les présidents de la chambre des représentants du Maroc et du parlement portugais), a été la participation des principaux acteurs de la politique euro-méditerranéenne, en l'occurrence Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, co-présidente de l'UpM, l'autre co-président, Nasser Judeh, ministre des Affaires étrangères de Jordanie, et Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l'UpM, en présence notamment du vice-président de la BEI, Philippe de Fontaine Vive. La rencontre a ainsi, par sa configuration, pris l'allure d'un « mini-sommet » de la Méditerranée, alors qu'aucune instance politique commune ne peut, pour l'heure, prétendre se réunir, faute d'entente politique dans un contexte régional malaisé. Il s'agissait, pour les personnalités présentes, de marquer le passage d'une étape, entre la phase de remise en place de l'UpM après les piétinements qui l'ont marquée depuis 2008 et, celle visant à lui assurer désormais un plein fonctionnement dans l'initiation de projets pour la région.

Il s'agissait aussi pour M. Schulz de marquer sa volonté de donner à l'instance parlementaire qui l'accompagne une consistance qui lui a fait défaut jusqu'à présent. L'Assemblée parlementaire paritaire « n'a pas résolu tous ses problèmes et nous devrions y réfléchir », a admis le président Schulz observant toutefois que « ça marche mieux dans les commissions techniques ». Une façon de distinguer entre les commissions et sous-commissions à caractère politique et les autres dans lesquelles la sérénité a plus cours. Le premier devoir serait, selon divers commentaires, d'assurer un meilleur fonctionnement démocratique. Le groupe d'eurodéputés (toutes obédiences politiques) a tendance à imposer des points de vue « en bloc » conçus et décidés au sein du Parlement européen au détriment parfois des deux autres groupes représentant les parlements nationaux de l'UE et du pourtour méditerranéen. Martin Schulz se donne ainsi pour ambition de donner une nouvelle dynamique à l'instance parlementaire, à commencer par une coordination accrue. Un secrétariat général sera formé avec une mission « tournante », liée à la présidence en exercice, actuellement assurée le Parlement européen.

Au-delà des aspects techniques et de fonctionnement, la rencontre de lundi paraissait servir à montrer la volonté des élus, parlementaires européens et nationaux, comme celle des acteurs directs (les co-présidents) d'engager l'UpM dans une nouvelle phase, après celle engagée depuis le début de cette année pour la sortir de l'ornière politique et institutionnelle. « L'UpM de 2012 n'est plus celle de 2008 », répète son secrétaire général pour qui l'accession de l'UE à la co-présidence a mis fin à une situation instable et paralysante. La dynamique à imprimer se traduira aussi par une forte mobilisation de tous les parlements de l'espace euro-méditerranéen. Un « sommet parlementaire EuroMed » aura lieu le 7 avril prochain à Marseille en clôture du Forum de la société civile EuroMed . L'Assemblée paritaire tiendra ensuite (11-12 avril) sa session plénière annuelle qui sera sans doute l'occasion d'un renouvellement de ses structures (présidences et vice-présidences des commissions et des membres du bureau). Mais, a-t-il souligné, l'Assemblée paritaire « n'a pas de compétences exécutives et ne peut donner que des orientations » et, dans ce sens elle entend surtout, a-t-il dit, se mobiliser en appui au secrétariat général auquel il accorde explicitement son soutien.

C'est ce qu'ont affirmé à leur tour Catherine Ashton et Nasser Judeh, les deux co-présidents. La Haute représentante, constatant avec une satisfaction explicitement affirmée, les acquis de cette première de redémarrage de l'UpM, a appelé à « réfléchir ensemble à l'avenir » de l'Euro-Méditerranée et à « se concentrer sur les projets concrets à long terme sans oublier les contraintes du cout terme ». Elle a mis l'accent sur les projets de grandes infrastructures (autoroute trans-maghrebine, transport de l'énergie du Sud vers le Nord) et elle a félicité à leur sujet le secrétariat général de l'UpM, souhaitant à Fathallah Sijilmassi
« plein succès, avec le soutien de la Communauté européenne ».

Au-delà des aspects techniques et de fonctionnement, la rencontre de lundi paraissait servir à montrer la volonté des élus, parlementaires européens et nationaux, comme des acteurs directs, (les co-présidents Ashton et Judeh et le secrétaire général Sijilmassi), de passer à une phase nouvelle, « pour s'investir davantage pour l'avenir de l'UpM », a déclaré Martin Schulz lors d'une conférence de presse finale. Elle est, a-t-il affirmé, « un projet essentiel pour garantir la paix, la sécurité et la stabilité » dans cette région en proie à des bouleversements profonds.

M. Schulz a indiqué qu'une déclaration sur la Syrie sera rendue publique sitôt après la réunion du bureau élargi (le bureau plus les présidents des commissions) qui avait lieu juste après et, sur la Tunisie, le président du Parlement européen s'est borné à constater que la rédaction d'une Constitution « ne va pas aussi vite que prévu ». (FB)

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