Bruxelles, 13/11/2012 (Agence Europe) - Rappelant la déclaration du 8 novembre du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, dans laquelle il s'engage à poursuivre les plaintes relatives aux élections législatives, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, ont souligné, le 12 novembre, qu'ils attendent des « actions déterminées et rapides » du gouvernement et des autorités nationales, notamment la proclamation des résultats incertains dans 5 districts à mandat uninominal, en dialoguant avec tous les partis politiques présents au parlement, et en mettant la législation électorale en ligne avec les normes et les standards européens, sur la base du code électoral. « Il ne peut pas y avoir de satisfaction face aux irrégularités électorales », ont-ils expliqué.
Soulignant leurs préoccupations quant au processus post-électoral « qui a été marqué par des irrégularités, des retards dans le décompte des votes, et un manque de transparence dans les commissions électorales », Mme Ashton et M. Füle ont aussi critiqué le manque de réponses des autorités aux problèmes et insuffisances identifiés par les rapports intérimaires de l'OSCE sur les élections. « Pris ensemble, cela représente une détérioration dans plusieurs domaines comparé au niveau atteint précédemment », ont-ils ajouté.
Rappelant l'attachement de l'UE à l'intégration économique et à l'association politique de l'Ukraine, la Haute représentante et le commissaire ont souligné que des actions du gouvernement et du Parlement pour consolider la démocratie seraient nécessaires.
Le Premier ministre, Mykola Azarov, a annoncé, le 8 novembre, dans un communiqué, que le gouvernement ukrainien est « gravement préoccupé » par la situation concernant le décompte des voix des élections législatives et a appelé officiellement les partis politiques et les candidats pris dans des conflits de dépouillement à mettre fin aux querelles et à entamer un dialogue. Il a aussi précisé que le gouvernement prendrait en compte les remarques des observateurs internationaux sur les élections et qu'il est « nécessaire de retourner à l'élaboration du Code électoral, qui permettra d'améliorer la législation électorale de manière efficace ».
Les résultats officiels des élections du 28 octobre ne sont toujours pas connus. (CG)