Bruxelles, 30/10/2012 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Industrie prône des investissements et un tourisme accrus dans un pays toujours au bord de la faillite.
En visite les 28 et 29 octobre à Athènes auprès du Premier ministre, Antonis Samaras, et de plusieurs membres du gouvernement grec - le ministre du Développement et de la Compétitivité Kostis Hatzidakis et la ministre du Tourisme, Olga Kefalogianni, et accompagné de sa collègue commissaire aux Affaires maritimes, la Grecque Maria Damanaki, Antonio Tajani a plaidé pour la mise en œuvre d'une « politique forte » visant à attirer les investissements, en Grèce et en Europe. « Nous allons coopérer pour de nouveaux investissements, en faveur de règles plus souples régissant ces investissements, surtout ceux en provenance de l'étranger. C'est un engagement ferme de notre part vis-à-vis de la Grèce, mais aussi pour tous les pays de l'UE. Nous allons œuvrer dans les mois à venir pour attirer plus d'investissements », a promis le commissaire à l'Industrie.
La crise économique a en particulier frappé de plein fouet les pays à faible compétitivité et dotés d'une faible base industrielle, telle la Grèce, a rappelé M. Tajani. Pour réussir son entreprise de consolidation budgétaire et retrouver le chemin de la croissance, la Grèce doit se concentrer sur l'industrie et les entreprises, en particulier dans le secteur du tourisme, a fait valoir le commissaire. M. Tajani a insisté sur l'opportunité pour la Grèce de sa nouvelle stratégie visant à réindustrialiser l'Europe, où la part du secteur secondaire dans le PIB est tombée de plus de 20% avant la crise à 16%, et à faire remonter cette part à plus de 20% d'ici 2020 (EUROPE n° 10707). Une action du genre étant plus que nécessaire en Grèce, où la part du secteur industriel dans le PIB est tombée de 11% à 9%, la contribution du secteur de la construction ayant même chuté de 9% à 2,5%. Le commissaire a en revanche salué les réformes entreprises par Athènes en faveur des PME. (EH)