login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10705
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) banques

Lamberts, le paquet 'supervision unique' présente des failles

Bruxelles, 08/10/2012 (Agence Europe) - Le mécanisme de supervision bancaire doit s'apparenter à « une maison dotée de possibilités d'expansion », selon Philippe Lamberts (Vert/ALE), membre de la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen. L'eurodéputé belge voit des failles dans « l'architecture » choisie par la Commission européenne dans sa proposition, notamment en ce qui concerne l'implication des pays hors zone euro dans le processus. Lors d'une conférence organisée jeudi 5 octobre par le think tank European Policy Centre il a considéré que ces États ne seraient pas tentés de rejoindre le mécanisme de supervision s'ils ne pouvaient pas y faire entendre leur voix. Martin Merlin, chef de l'unité 'Politique des Services Financiers' à la Commission européenne, a pour sa part insisté sur le caractère « ouvert » du mécanisme qui, dans un premier temps, supervisera les banques des dix-sept États utilisant la monnaie unique, pour ensuite élargir son champ d'application aux vingt-cinq pays qui ne bénéficient pas d'un opting-out concernant l'euro. Quant au poids que pèseront ces pays dans la balance décisionnelle, la solution avancée par la Commission est de conférer davantage de pouvoirs à l'Autorité bancaire européenne afin qu'elle joue un rôle d'attache pour ces États.

L'agence Bloomberg a rapporté, vendredi 6 octobre, que l'Allemagne pousserait afin de permettre aux pays hors zone euro de faire davantage entendre leur voix, les incitant ainsi à rejoindre le mécanisme.

Une seconde critique émise par M. Lamberts pointait directement la décision de confier le pouvoir de supervision bancaire à la Banque centrale européenne, une condition sine qua non imposée par l'Allemagne pour autoriser la recapitalisation directe des banques de l'Eurozone. Selon l'eurodéputé, il sera difficile, voire impossible, de séparer la politique monétaire menée par l'Institut de Francfort du contrôle des banques. Cela reviendrait même à lui demander d'adopter une « attitude schizophrène ». Il a également vu d'un mauvais œil l'idée de concentrer « trop de pouvoir au même endroit ». La BCE est déjà, selon M. Lamberts, « la banque centrale la plus puissante de la planète ». M. Martin a défendu ce choix: « Le système profitera de l'énorme réputation et de la crédibilité » de la BCE. Il a également rappelé que la priorité était de « reconstruire la confiance entre les États membres ». (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
CONSEIL DE L'EUROPE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE