Bruxelles, 08/10/2012 (Agence Europe) - Les régions périphériques maritimes (CRPM) ont conclu leur assemblée générale le 5 octobre en adoptant une déclaration dans laquelle elles demandent aux décideurs européens de ne pas réduire les crédits proposés par la Commission européenne pour la politique de cohésion 2014-2020. Elles demandent aussi la poursuite du développement des stratégies macro-régionales. La CRPM appelle le Parlement européen et les États membres à adopter le budget (432 millions sur sept ans) proposé par la Commission en faveur de la politique maritime intégrée.
Les régions périphériques maritimes d'Europe, réunies à Byalitsok (Pologne) début octobre, estiment que les négociations sur la cadre financier pluriannuel 2014 prennent « un virage extrêmement inquiétant ». En effet, certains pays demandent une diminution du budget européen sur la période 2014-2020. La CRPM appelle les États membres et le Parlement européen à soutenir les propositions de la Commission européenne sur le montant des crédits consacrés à la politique de cohésion post-2013. Les présidents de régions maritimes partagent à cette fin l'opinion des 'amis de la cohésion' qui se sont réunis vendredi 5 octobre à Bratislava (voir autre nouvelle).
Ils fustigent la tentation de « réduire le budget sous prétexte d'économies à court terme qui compromettraient les investissements à long terme ». Ils encouragent aussi les leaders européens à aller sur la voie de la réforme des ressources propres de l'UE. Ils insistent surtout pour que la politique maritime intégrée et la politique de cohésion soit épargnées d'éventuelles coupes budgétaires.
À propos des propositions législatives sur la cohésion, la CRPM met toujours en garde contre la « grande importance accordée à la conditionnalité macro-économique » et les risques potentiels qu'elle comporte pour les régions. Ses régions membres demandent aussi qu'on « ne prive pas d'un appui nécessaire les régions en transition et même celles catégorisées - de façon parfois discutable - comme les 'plus développées' ». L'association est critique également vis-à-vis de la lenteur des négociations sur la politique de cohésion, qui « pose problème aux autorités de gestion qui doivent préparer les programmes opérationnels bien avant le début de la période de programmation ».
À propos des autres politiques européennes, les présidents des régions périphériques et maritimes fournissent aux décideurs des pistes pour stimuler et encadrer le développement de stratégies macro-régionales. Ils appellent à une Politique agricole commune (PAC) qui ne soit pas à taille unique, mais flexible avec des financements appropriés pour le développement rural. En matière de connectivité pour les régions périphériques maritimes, l'association invite ses régions membres à « entreprendre les démarches nécessaires pour que les cartes du futur réseau transeuropéen de transport - et celle des corridors prioritaires - prennent en compte leurs caractéristiques périphériques et insulaires ». Les régions insulaires auront aussi leur propre conférence début novembre, la veille du Conseil informel, à Chypre, dédié à la cohésion. (MD)