Bruxelles, 14/09/2012 (Agence Europe) - Les créanciers institutionnels de la Grèce ne seront pas en mesure de prendre, « avant la 2ème moitié d'octobre », une décision sur le versement d'une nouvelle tranche d'aide financière de 30 milliards d'euros, a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, vendredi 14 septembre à l'issue de la réunion informelle de l'Eurogroupe. « Le message principal est que nous allons essayer de tout finir d'ici la fin octobre », a confirmé le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, faisant état d'une convergence de points de vue entre son pays et la 'troïka' (Commission européenne, FMI, BCE) actuellement à l'œuvre à Athènes pour analyser l'état d'application du 2ème sauvetage grec. « Nous espérons trouver une réponse structurelle en octobre » au défi posé par la Grèce, a indiqué le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, qui était à Athènes la veille.
Les ministres des Finances de la zone euro appellent la Grèce à identifier et entériner les mesures, évaluées à près de 12 milliards d'euros, qui permettront de combler le trou budgétaire pour 2013 et 2014. Ces mesures devront notamment concerner « le volet 'dépenses' », être « robustes » et concerner des secteurs et acteurs économiques de nature à réformer en profondeur l'économie grecque. Le rapport de la 'troïka' devrait être disponible pour la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi 8 octobre.
Pour la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, il existe une marge en Grèce pour « la réduction du déficit public et la mise en œuvre de réformes structurelles ». « Il est trop tôt pour dire » si la trajectoire de réduction de la dette publique grecque (réduction de 165% à 120% du PIB en 2020) sera tenue, la 'troïka' n'étant de nouveau pleinement opérationnelle à Athènes que depuis quelques jours. Comme il est « prématuré », selon elle, de dire que la Grèce aura besoin de plus d'argent. Une façon de démentir les déclarations précédentes d'un haut responsable du FMI selon lesquelles les créanciers institutionnels d'Athènes devront se résoudre à débourser plus de fonds que l'aide financière déjà promise. (MB)