Strasbourg, 14/09/2012 (Agence Europe) - Dans une résolution commune sur « la persécution des musulmans Rohingya en Birmanie » adoptée le 13 septembre, le Parlement européen a appelé les parties birmanes à « faire preuve de modération », se disant préoccupé par la poursuite des violences ethniques dans l'ouest du pays (État de Rakhine). Il appelle à une enquête sur les événements et à la traduction en justice des responsables des violences. Les députés invitent les autorités du pays à mettre fin aux arrestations arbitraires de membres de la minorité musulmane Rohingya et à autoriser un libre accès aux diplomates et aux ONG humanitaires à l'État de Rakhine.
Les eurodéputés invitent les forces politiques à prendre « clairement position » en faveur de la minorité musulmane Rohingya et d'une société pluraliste. Ils insistent pour que la minorité Rohingya ne soit pas laissée à l'écart des nouvelles perspectives qui s'ouvrent vers une Birmanie multiculturelle. Le PE demande aussi au Service européen pour l'action extérieure de soutenir « par tous les moyens possibles le gouvernement de Birmanie dans les efforts » qu'il déploie pour stabiliser la situation, promouvoir la réconciliation et pour le développement socio-économique de l'État de Rakhine. Le viol et le meurtre d'une femme bouddhiste en mai ont déclenché une vague d'affrontements meurtriers entre la population bouddhiste Rakhine, majoritaire, et la minorité musulmane Rohingya dans l'État de Rakhine. (CG)