Bruxelles, 14/09/2012 (Agence Europe) - L'UE confirme son soutien indéfectible à l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI) pour mieux lutter contre l'insécurité dans le secteur aérien lors de la conférence de haut niveau dédiée au sujet, et organisée par l'OACI à Montréal du 12 au 14 septembre. Pour l'UE, les dossiers les plus brûlants en la matière sont la sûreté tout au long de la chaîne logistique des cargos aériens, et la reconnaissance des contrôles entre États tiers.
Comme l'affirme le commissaire européen en charge du Transport, sur son compte Twitter: « L'UE et l'OACI se sont engagées pour une coopération plus étroite pour la sécurité aérienne. C'est un pas important dans nos relations. » Un protocole d'accord avait d'ailleurs déjà été signé entre les deux institutions en 2011, mais de manière générale les règles de l'OACI sont retranscrites dans la législation européenne. Le commissaire affirme aussi que « l'UE soutient l'OACI pour réaliser des progrès considérables dans la sécurité de l'aviation mondiale ». La conférence réunissant les représentants gouvernementaux des pays membres de l'OACI avait en effet pour but de formuler des recommandations sur les priorités en la matière, et de répondre aux menaces existantes ou émergentes dans l'aviation civile.
C'est le chef de cabinet adjoint du Commissaire, Keir Fitch, qui était présent à la conférence, certain que la menace terroriste est loin de disparaître des cieux européens, et que l'aviation civile en est de surcroît « une cible de choix ». En effet, il y a près de deux ans, des explosifs avaient été découverts au Royaume-Uni et à Dubai dans des paquets voyageant par cargo aérien du Yémen vers les États-Unis. Par conséquent, à Montréal, l'UE a appelé à « des règles internationales plus sévères pour la sécurité des cargos aériens, qui protègent les envois transportés par avion tout au long de la chaine logistique ». M. Fitch a insisté sur le fait qu'il s'agit « d'un domaine dans lequel la sécurité ne peut pas être compromise, car il y a là une menace démontrée et évidente ».
Rappelant aussi la reconnaissance mutuelle entre les États-Unis et l'Union européenne des contrôles des cargos aériens, signée cette année, le chef de cabinet a estimé que cette approche basée sur le risque devait être plus largement explorée. Il a rappelé les avantages d' « un bon équilibre entre sécurité et facilitation », tant pour la vitesse d'expédition, que pour des coûts moindres et des ressources optimisées. (MD)