Bruxelles, 07/09/2012 (Agence Europe) - La Hongrie n'acceptera pas un prêt du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) aux conditions imposées par ces institutions, a indiqué jeudi 6 septembre le Premier ministre conservateur, Viktor Orban, sur sa page Facebook. « À ce prix là (...) et de cette façon, c'est non. Nous n'avons pas besoin d'une garantie financière », a affirmé M. Orban, rapporte l'AFP.
La position de Viktor Orban à propos du prêt de 15 milliards d'euros que la Hongrie négocie avec le FMI et l'UE a été diffusée dans une vidéo postée sur sa page Facebook. Après une longue controverse avec la Commission, la BCE et le FMI, notamment au sujet de la Banque centrale hongroise, le gouvernement hongrois avait encore dit fin juillet espérer aboutir à un accord avec ses créanciers vers la fin de l'automne. Le Premier ministre conservateur rejette notamment les conditions imposées par les trois institutions. Selon le quotidien Nemzet, ces exigences incluent une baisse des impôts et des subventions familiales, l'introduction d'une taxe générale foncière, une coupe dans les subventions de transport et la suppression de la taxe spécifique sur les banques. Cela ne signifie toutefois pas la fin des pourparlers. La fraction parlementaire du Fidesz, le parti au pouvoir, a mandaté le gouvernement pour qu'il élabore une nouvelle proposition de négociations avec le FMI/UE au cours des prochains jours, a encore dit Viktor Orban dans son message. Vendredi, des officiels de la Commission européenne ont rejeté certaines affirmations et démenti plusieurs conditions présentées comme étant celles soumises fin juillet au gouvernement hongrois par la « troïka ». L'UE et le FMI ont en effet adressé un 'non-paper' à Budapest et « nous attendons toujours le feedback du gouvernement » sur ce document, a indiqué vendredi 7 septembre le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. Les négociations sont toujours en cours avec Budapest, a confirmé une autre source européenne, mettant aussi en garde Viktor Orban contre une attitude « irresponsable » et déplorant que le Premier ministre hongrois se serve de ces négociations à des fins de politique intérieure. (SP)