Bruxelles, 25/07/2012 (Agence Europe) - Un accord à l'amiable semble désormais possible entre Google et la Commission européenne afin de répondre à ses griefs concernant un éventuel abus de position dominante du géant américain dans le domaine de la recherche en ligne. C'est ce qu'a laissé entendre le commissaire à la concurrence, Joaquín Almunia, lors d'un point de presse, mercredi 25 juillet. « Après la conversation que nous avons eue avec Google sur la base de nos griefs, l'entreprise nous a fourni suffisamment d'explications. Cela nous a permis d'organiser des réunions techniques pour envisager la possibilité d'un accord dans le cadre de l'article 9 », a indiqué le commissaire. La Commission va maintenant examiner les solutions techniques proposées par Google et voir si elles répondent à ses préoccupations. Le commissaire n'a toutefois pas exclu que d'autres aspects des activités de Google puissent faire l'objet d'investigations de la Commission dans les prochains mois. Rappelons que les griefs notifiés en mai dernier à l'entreprise, après une enquête effectuée en 2010 et après de nombreuses plaintes de concurrents, portaient notamment sur: - l'affichage par Google, dans son moteur de recherche, des liens vers ses propres services de recherche verticaux (recherche spécialisée dans un domaine particulier) en préséance par rapport aux services concurrents ; - la copie du contenu de services de recherche verticale concurrents (dont des avis d'utilisateurs reproduits sans autorisation) ; - les clauses d'exclusivité imposées par Google à ses partenaires publicitaires ; - les restrictions pour la portabilité des campagnes publicitaires entre AdWords et d'autres plateformes. (FG)