Bruxelles, 25/07/2012 (Agence Europe) - « Les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) seront à nouveau à Athènes en septembre » a indiqué un porte-parole de la Commission européenne mercredi 25 juillet. Quant à l'échéance du 20 août, jour auquel Athènes doit rembourser plus de 3 milliards d'euros à la BCE, la Commission se limite à répéter que « les solutions techniques » aux besoins en « liquidités à court terme » seront discutées avec les autorités grecques et trouvées. La mission du mois de septembre devrait donner lieu à l'évaluation définitive de l'application du programme de relance économique grec. La présente mission, qui a débuté mardi 24 juillet, a pour objectif d'aider à remettre sur les rails ce programme (EUROPE n° 10661).
Le chef du gouvernement grec Antonis Samaras a réitéré l'engagement de son pays, mardi soir devant les élus de son parti. Il a déclaré qu'Athènes n'avait pas l'intention de renégocier à partir d' « une position de grande faiblesse et d'exaspération », selon la presse grecque. Un message à ses bailleurs de fonds: le gouvernement grec compte asseoir sa crédibilité en se tenant aux objectifs prévus dans le présent plan d'assistance. M. Samaras a également tenu des propos critiques, probablement à l'adresse de Berlin, dont le ministre de l'Économie Philipp Rösler s'est montré sceptique quant à la capacité de la Grèce à tenir ses engagements: « Je le dis ouvertement et publiquement: ils sapent les efforts de notre nation. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour remettre le pays sur pied et ils font tout leur possible pour que nous échouions ».
Dans ce contexte, la rencontre enter M. Samaras et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ce jeudi, arrive à propos pour les Grecs à la recherche de soutiens européens. Le site du quotidien grec Ethnos déclarait mercredi tenir de sources européennes que cette visite aurait pour objectif de rassurer Athènes quant au soutien de ses partenaires européens, tout en lui mettant la pression pour que le pays accélère les réformes. Dans le cas contraire, l'agence Reuters rapportait mardi que des sources européennes avaient évoqué une possible restructuration de la dette grecque, qui se ferait principalement à charge de la BCE et des États de la zone euro. Des propos toutefois non confirmés à EUROPE par une source de la BCE.
À noter également que l'agence grecque des privatisations a nommé Takis Athanasopoulos comme successeur à Kostas Mitropoulos. Celui-ci avait présenté sa démission la semaine dernière, accusant le nouveau gouvernement de blocages au risque de discréditer la Grèce. (EL-stag)