Bruxelles, 25/07/2012 (Agence Europe) - Par la voix du vice-président Almunia (Concurrence), la Commission européenne a annoncé, mercredi 25 juillet, des communications des griefs à l'encontre de l'entreprise pharmaceutique danoise Lundbeck et, dans quelques jours, de la française Servier pour des accords conclus avec des fabricants de génériques visant à empêcher ou à retarder la commercialisation de génériques concurrents du citalopran (antidépresseur - Lundbeck) et du peridopril (troubles cardio-vasculaires - Servier). Dans le cas de Lundbeck, les accords prévoyaient des versements directs à quatre concurrents afin qu'ils s'abstiennent de mettre sur le marché les génériques du citalopram. D'autres opérations consistaient en l'achat de stocks de médicaments génériques du citalopram destinés à être détruits ou en l'octroi de bénéfices garantis dans le cadre d'un accord de distribution. La même communication des griefs à été envoyée à Merck KgaA, Generics UK, Arrow, Resolution Chemicals, Xellia Pharmaceuticals, Alpharma, A.L. Industrier et Ranbaxy, des fabricants de génériques ayant conclu des accords similaires. Dans le cas de Servier, les fabricants de génériques concernés pourraient être Krka d.d., Lupin Ltd, Matrix Laboratories Ltd (filiale de Mylan Inc), Niche Generics Limited (filiale d'Unichem Laboratories Ltd) et Teva Pharmaceutical Industries Ltd. Dans les deux cas, les entreprises concernées pourront maintenant examiner, les pièces des dossier constitués depuis 2009 afin d'assurer leur défense. Lors de son point de presse, le commissaire Almunia a insisté sur l'importance que la Commission attache à la lutte contre de tels accords. (FG)